Pendant toute la fashion week, j’ai découvert un truc : si j’aime prendre des photos, c’est surtout le mouvement que j’aime suivre, l’ambiance, l’allure des filles, la frénésie des arrivées et des départs, le final de chaque show…

Du coup, je me suis amusée à filmer les dernières minutes de chaque défilé, parce qu’il donne un point de vue, pas très éclairé, mais une vue d’ensemble de la collection, et que c’est bien plus sympa de le découvrir comme ça, que d’attendre les photos du look book, non ? Et puis voila déja plusieurs mois que je bassine mon entourage avec mes projets de video pour le blog, alors je me suis jetée à l’eau !

J’ai beaucoup pensé aux lectrices et lecteurs de ce blog pour chacun de ces films. Je me suis demandé si cela pourrait vous intéresser de découvrir la mode, les défilés, mais aussi les marques autrement, avec un point de vue, toujours le mien, mais avec un peu de musique, du fun,  un petit scénario… Et puis surtout quand j’ai réalisé la chance que j’avais d’assister à tous ces shows, je me suis dit que j’avais envie de la partager sur ce blog, cette chance…

Ici, vous découvrirez trois des créateurs dont j’ai beaucoup aimé le travail :
- Anne Valerie Hash, qui a pris le parti d’un jolie collection féminine aux accents boyish, et dont la légèreté des matières faisait presque oublier que l’on était en hiver ;
- Felipe Oliveira Baptista, dont le travail ultra graphique mixé à des pointes de couleurs (du crème, du violet, du bleu) m’a totalement séduite et l’allure des filles sur leurs chaussures charleston tout autant
- Roland Mouret, l’homme qui rend les femmes séduisantes comme Grace Kelly dans les films d’Hitchcock… De l’élégance à l’état pur.

J’aimerais bien avoir votre avis et vos critiques sur cette video, alors faites moi par de vos commentaires ! Ce que vous pensez du principe, des collections, de l’ambiance, des lieux…

Paris Fashion Week, Anne Valerie Hash, FO Baptista, Roland Mouret, March 2010 from mots de mode on Vimeo.

Paris Fashion Shows, March 2010
Anne Valerie Hash, Felipe Oliveira Baptista, Roland Mouret
www.motsdemode.com
Music credit : Florence and the machine

La vidéo est un peu longue à charger… Ne m’en veuillez pas je débute !!! Et je ne maitrise pas toutes les astuces pour exporter léger… Si vous voulez, vous pouvez la trouver ici (choisissez Petit parmi les trois formats c’est le mieux me semble t-il)

Bonne journée !

Le soleil a fait quelques apparitions, mais je sens que certaines de nos rédactrices (et de nos blogueurs) ne vont cependant pas pouvoir échapper à la pneumonie. Eh oui, la fashion week appelle au look et débarquer front row en doudoune c’est moche. Un point c’est tout.
Bientôt, on servira des soupes chaudes à l’entrée des défilés…

Premier constat après quelques jours… La fashion week a mis la crise entre parenthèses. On n’est pas non plus revenu au bling bling et au show off  de l’époque (sauf peut etre chez Dior avec Galliano et son neo équestre – copyright Laurent Rojot – qui avait opté pour une bande son r’n'b et un parterre de personnalités venues d’outre atlantique, dont l’actrice Lindsay Lohan qui a déchainé les twitts après s’être fait refusé l’entrée pour cause de retard aggravé) et un défilé avoisinant les 1 million (ou peut être 2… ou 3).
Coté faits marquants : Beth Ditto est l’invitée de marque de la saison, elle est de tous les shows. Carine Roitfeld et toute l’équipe de Vogue ont été blacklistée par Balenciaga. Alexandra Golovanoff est la journaliste de mode la plus souriante que j’ai jamais rencontrée. Sofia Kokosalaki a refusé que les blogueurs soient conviés à son défilé (ah! on me dit dans l’oreillette que Scott et Garance sont entrés in extremis…)

Certaines marques, quand à elles, les plus petites, ne défilent pas ou optent pour une présentation en petit comité : Erotokritos reçoit chez lui, Malandrino expose sa collection dans un salon du Crillon, Paule Ka investit sa propre boutique, tout comme Requiem… Céline défie le circuit Tuileries/Quai Malaquais/Halle Freyssinet et a carrément opté pour la porte de Saint Cloud et son tennis club…

Je vous ai préparé une petite sélection des détails en images qui ont retenu mon attention de ces derniers jours…
Bon dimanche !

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Encore des wedges et des wedges…
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Le mélange des styles plumetis/rouge/vache/docmartens en total décalage avec le style Mouret (backstage show Roland Mouret)

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Des chaussures de princesses hollywoodiennes (backstage show Roland Mouret)

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la cousine de Roland Mouret aime Louboutin (backstage show Roland Mouret)

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Combat de fauves entre deux shows (Show Dior)
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Le legging en maille sera graphique ou ne sera pas (Erotokritos)

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Une nouvelle façon de porter la pochette de Papa (show Erotokritos)

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Pizza Jalouse Pink Flamingo offerte à la sortie des shows (Show Erotokritos)

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Lunettes vintage et maxi écharpe (je veux la même) (Show Viktor & Rolf)

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Coco “Barbarella” Rocha (Show Lagerfeld)

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Fourrure, coiffure de lionne et THE RED lips (show Lagerfeld)

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Freja Behar, mon caméléon préféré, dont je vous ai déja parlé ici (show Lagerfeld)

Suivez aussi la fashion week avec mon acolyte et partenaire de défilés, Pascal, aka Monsieur “Standing sans invitation”, sur Mombetperena.

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Margiela, Halle Freyssinet, Paris, Mars 10. ©motsdemode

Vendredi fut une très belle journée de défilés.
Avoir découvert le travail de Roland Mouret fut une belle expérience.
Ce créateur française exilé à Londres est le chouchou des rédactions (Anna Wintour en tête qui était dans la salle), et leur fait honneur avec une collection hyper bien construite, ultra glamour, sexy, bien coupée, désirable, hitchcockienne… Une expérience formidable, moins exceptionnelle question mise en scène avec une série de gros ballons gonflés à bloc suspendus au plafond, et une lumière très dure, rendant quasi impossible la prise de vue de qualité.

Show Dior. Impossible d’y assister mais je n’en ai pas reçu de bons échos, passons. Le show était véritablement à l’extérieur de la tente dressée comme à l’accoutûmée au sein des Tuileries. Défilés de personnalités, de journalistes, de rédactrices connues et moins connues. Ballet de chaussures sur talons de 18, combats de looks, batailles de photographes street style… Certaines personnalités doivent carrément être effrayées par cette meute d’appareils photos devenant carrément hystériques à l’approche d’un détail qui tue (fourrure rose, talon aiguille, Carine Roitfeld, chien gonflable Grazia, pochette assortie aux wedges…)

Vivienne Westwood. Une étonnante présentation de looks aussi excentriques les uns que les autres.
Les filles étaient sublimement maquillées, le mix des matières et des imprimés est totalement improbable, mais le résultat suffit à éclairer le catwalk : des plaids sont réinterprétés en manteaux façons cape ceinturés, des toiles de jouy côtoient des écossais et des léopards, du jaune, du rose, du gris, du bleu, waow les rangers glitters sont remarquables…
Il est clair que la collection ne peut pas laisser indifférent. Je n’aime pas tout. Voire presque rien. Mais j’aime surtout l’énergie qu’elle y a mis, et le nombre de silhouettes qui ont défilé. Et ce parti pris de suivre sa ligne de conduite excentrique, mode, pleine d’humour et d’audace. Le vrai twist à l’anglaise qu’on a pu noter sur le front row avec Beth Ditto en guest et à quelques mètres, l’équipe de Gareth Pugh, dont nous avions appréciés le look il y a deux jours… Et puis il était plutôt chouette ce final collégial, Vivienne en tête de meute, bouquet de fleurs dans les bras, hyper fière.

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Margiela, Halle Freyssinet, Paris, Mars 10. ©motsdemode

Show Margiela. Assurément mon préféré depuis le début de la fashion week parisienne et l’une des plus belles expériences visuelles qu’il m’ait été donné d’avoir. Le show avait lui aussi lieu dans l’un des hangars de la Halle Freyssinet (comme Westwood et Lanvin). Quasi 1000 personnes rassemblées dans ce lieu habité par Margiela (et surtout son équipe désormais aux commandes). La lumière se résumait au rouge des néons chauffants au plafond, les places étaient réparties par grappes de 20 sièges environ (une vingtaine de grappes au total) et la présentation fut faite  pour ainsi dire “à l’ancienne”, chaque mannequin défilant de groupe en groupe dans le but de présenter sa silhouette. Un très beau mix d’allures masculines décoincées par des détails chocs : pantalons coté face, jambes nues coté pile, dos décolleté plongeant, mix de légéreté féminine et de flanelle aux accents “boyish”, couleurs vives et éclatantes contre gris souris, noirs et bruns., pour finir avec des grosses chapkas géantes en fourrure dont les oreilles descendent jusqu’à la taille des filles…  Malgré la bande son inquiétante, j’ai vraiment adoré ce défilé d’une pure beauté. Je me suis laissée emportée par la collection, des vêtements aux chaussures, j’en suis encore toute étonnée. pour être honnête. Je m’attendais à du convenu, du créateur et de l’espièglerie, certes, mais pas du convenu déconvenu… Je sais c’est pas clair… C’est limite freudien.
Pas de doute, c’est bien l’esprit Margiela qui est aux commandes, et ce, malgré le départ du créateur.

Je suis conquise, vous l’aurez bien compris. Une seule question, et pas des moindres, à mon esprit : quand vais je pouvoir enfin shopper ces bottes jaunes ?

(pardon pour la qualité des images prises depuis mon iphone)