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Collection d’Emilie Meldem, Hyères, 2011. Image : motsdemode

Emilie Meldem fut un coup de coeur visuel et graphique. Jamais une collection aussi peu portable ne m’avait touchée à ce point (moi the basics queen).
Peu portable et néanmoins empreinte de codes modesques familiers : le beige, la cape, le cuir naturel… Elle profite de la nouvelle édition de ce Festival pour faire preuve de son audace et se lancer dans l’excentricité (ce qui n’est pas tellement le fort de Suisses, il faut le reconnaitre). Elle réinterprète les codes de la Suisse et met en lumière ses paradoxes de modernité et de tradition bien ancrée.

Déja lauréate sur ses terres du Swiss Design Award, miss Meldem remporte ici un prix de principe (en effet, Marie nous rappelle que la mention spéciale du Jury n’est pas financièrement primé) qui nous l’esperons lui permettra de se lancer in the real life of fashion.
A un moment, les prix suffisent, cette activiste – par ailleurs auteur d’un chouette manifeste présentant son oeuvre pour Hyères – mériterait de passer à la prochaine étape : le business.

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Collection de Maryam Kordbacheh, Hyères 2011. Image : motsdemode

La créatrice Maryam Kordbacheh a concouru à Hyères avec une collection féminine et délicate. Lors de la présentation, j’apprends qu’elle a travaillé pour chaque silhouette avec un seul morceau de tissu. Son travail me rappelle Vanessa Bruno ou Paule Ka, un peu d’Anne Valérie Hash… Ce festival, c’est un superbe moyen d’entrer dans la lumière… Je lui souhaite de trouver une issue pour être commercialisée. Si son travail n’est pas nouveau, il est définitivement de qualité.

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Collection de Céline Méteil, Hyères 2011. Image : motsdemode

Céline Meteil a remporté le Prix coup de coeur du public du Festival et le prix Première Vision (vous comprendrez rapidement les raisons qui lient son travail à ce salon de tissus). Sa collection ne m’a pas touchée, mais je comprends qu’elle ait pu remporter l’adhésion du public.
Constituée de robes blanches, cliniques, elle est lisible, agréable, bien construite et repose sur l’utilisation d’un seul matériau : le jaconas, une toile de coton légère, plutôt utilisée pour les essayages, et qu’elle a détourné en robes d’été très structurées. De mon point de vue, la collection manque un peu d’audace et d’un peu de piquant. Elle aurait pu jouer avec les couleurs, sans rien enlever à son travail de construction…

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