Quand j’ai lancé mon activité il y a un an, ce qui m’intéressait surtout, c’était de mettre en relation les marques et les éditeurs de blogs. Depuis, le principe a évidemment évolué, puisqu’on ne peut plus se limiter à juste promouvoir une marque et son contenu par une simple communication unilatérale marque > blog. Et puis parce que les marques ont envie d’internet, mais ne savent ni comment, ni avec qui (voire aussi ni pourquoi et dans quel but…)
Presque 12 ans de com, et un constat : les relais d’opinion sont devenus innombrables. L’une des spokesperson ici interviewée l’explique : aujourd’hui, on se nourrit de magazines, de twitter, de facebook, de video, de web, de musique, d’événements… Les sources d’informations et les moyens de les relayer sont autant de leviers d’actions pour les marques qui veulent communiquer qu’on s’y perdrait un peu, non ?

Influencers est un chouette web docu de 14mn qui tente de donner un début d’explication sur ce qu’est un influenceur en 2010 : un relais d’opinion ? un prescripteur ? un bloggeur ? un photographe ? un rappeur ? une personnalité ? un artiste ? un chef d’entreprise ?…
J’ai beaucoup aimé l’approche de Davis Johnson et Paul Rojanathara. Une approche créative misant à la fois sur la mode, le design et la ville. Donnant la parole à des insiders, apportant leur point de vue et leur expérience de la culture publicitaire (ou pas), sans enclaver le sujet à une culture du hype et sans réduire l’influence au digital… Le format est également innovant puisqu’il se veut cross over, à mi chemin entre le docu tv et le film web.
Je vous laisse le découvrir et le partager…

A découvrir également, dans un autre genre, mais là aussi exclusivement diffusé sur le web, la web série “New York Minute” diffusé sur Arte, réalisée par Mathieu Rochet et Nicolas Venancio.

A lire si le web et internet vous intéressent (eh oui aujourd’hui c’est culture !) > Comment est on passé du web à internet : “Web is Dead, Long live the internet”, Wired.

Vous n’êtes pas sans ignorer que c’est la Fashion week à NY, le temple de la coolitude où les filles de la rue sont toutes lookées comme dans un défilé d’Alexander Wang, et où on peut aller shopper chez Bloomingdale’s à moindre cout because la faiblesse du dollar (de quoi faire péter un câble au banquier quand on lui explique qu’on a fait des économies).

Autant vous dire que question silhouette of the week, et au vu de la meteo misérable que la capitale nous accorde ce matin (12° dehors, bbrrrrrrr), j’ai eu envie de me plonger dans l’été 2009. Je sais c’est presque inacceptable en regard au fait qu’on est en septembre depuis 8 jours, qu’il y a encore 17 jours on barbotait dans la piscine, et qu’un peu plus chaque matin, on découvre que notre peau se dépigmente à vue d’oeil et qu’on nous demande plus avec un grand sourire “Mais dis donc tu reviens de vacances ????.

Bref, pour toutes ces raisons, et surtout parce que la mode c’est déjà avoir envie de la prochaine saison, à peine on a mis un pied dans la précédente, j’avais envie de vous donner un avant-goût de la collection de Rachel Roy.

Une américaine, native de New-York, mariée à Damon Dash (un producteur de hip-hop… Eh oui c’est ça New york, tu est styliste, ton mec rappe, et tout le monde trouve ça normal!) et qui s’est lancée dans le fabuleux système du business de la mode en 2005 avec sa marque éponyme.

Alors, j’ai choisi celle ci.


Rachel Roy, Printemps-été 2009, vogue.fr

On est d’accord, la silhouette n’a rien de nouveau : la veste d’homme on la connait, la robe en strass i too, les chaussures of course. Mais l’ensemble m’a séduite. Le porter cool de la veste sur cette robe toute en féminité et cette paire de shoes qui me fait penser à des sparadraps mais que j’imagine, allez savoir pourquoi, hyper confortable (talons de 8 pourtant).
Un avant gout de la prochaine saison où tout m’amène à penser qu’on va pouvoir piocher dans nos basiques pour réinventer l’été. Bonne journée !

The Sartorialist
crédit photo : The Sartorialist

Chaque jeudi, j’ai désormais rendez-vous avec l’Express Styles.

L’hôtesse au standard me le pose sur mon bureau chaque jeudi matin. J’ai beaucoup de chance… Je le glisse dans mon sac, car je sais qu’il m’accompagnera jusqu’à la fin de la semaine… Je le lis, je le relis, je le pose, je le reprends plus tard… Je le déguste…
J’ai toujours aimé ce supplément, qui s’est affirmé encore plus mode à l’époque où les séries mode étaient conçues par l’équipe de Stiletto. Aujourd’hui, celà n’est plus le cas, mais la ligne éditoriale demeure vive, dynamique, pointue, un poil sélectif (plus Phillip Lim que H&M), un brin intello (plus Grand Palais que Batofar…), mais toujours mode, je dirais même de plus en plus mode… Vous l’aurez compris : c’est un magazine que j’apprécie beaucoup, tant pour sa richesse culturelle, que pour ses parti-pris et ses découvertes.

Cette semaine : America, be my guest !
En raison de l’évènement cinématographique de ce mois (aka Sex and the city le film), et actualité oblige (le dollar faible, la destination du moment, les élections…), le contenu est un hommage à la terre de Christophe Colomb.

Entrée sur le dernier rendez-vous incontournable des modeuses :  Hyères, avec un joli debrief de l’évènement sur une double page consacrée aux expositions et notamment à celle de Scott Schuman, The Sartorialist.
La thématique du magazine est essentiellement concentrée sur l‘American way of life : Style & The city décrypte les looks de Sarah Jessica Parker version jour et version nuit, le sujet beauté est consacrée à Laura Mercier, puis re belote avec SJP en interview.

Actualité mode oblige, place à une série maillots de bain, puis retour sur la tendance U.S avec une sublime série mode photographiée par Gaetan Caputo, rendant hommage à Lee Miller, la photographe du début des années 30 (A ce propos, prenez votre agenda et notez : ne pas oublier d’aller visiter l’exposition de Lee Miller au Jeu de Paume Concorde à la rentrée prochaine).
Pas de thématique American girl sans un focus beauté sur Aerin Lauder, la petite fille de… Et je vous passe le sujet sur la chick lit revue à la mode tricolore…

Pour conclure, impossible de parler de the Big Apple sans évoquer ses places to see, parmi lesquels le Beatrice Inn, la boutique Opening ceremony et les adresses préférées de Catherine Malandrino.

Bref, je ne saurais trop vous recommander de filer vous acheter l’Express cette semaine…

Et vous profiterez de cette escapade au kiosque pour vous offrir également le magazine DS du mois de mai.

Primo, le sujet ce mois ci, c’est ecolo, bio and co.
Faisant suite à la très belle couv mettant en avant la journaliste Alexandra Golovanogg, le magazine de société féminin consacre son actu mensuelle à la tendance Green is in, un sujet désormais récurrent dans le petit monde de la mode.
Qu’il s’agisse pour le magazine d’une véritable prise de conscience écolo ou une simple appropriation d’un phénomène politiquement correct, j’ai trouvé plutôt ingénieux d’aborder tout le magazine sous cet angle. On y retrouve deux séries mode assez réussies, l’une avec la comédienne Marie-Josée Croze, et l’autre avec la sublime top Inga, ainsi que quelques bons commandements rédigés par l’incontournable green girl Nadège Winter.

Mais surtout, et là rien à voir avec le sujet de la révolution verte, le magazine consacre un article sur les blogueuses de mode (décidement, c’est un “phénomène” qui anime les rédactions des féminins), et en particulier Domino, Garance, et Géraldine.