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Humeur de mode, Marketing et Storytelling, STYLE, Trending

Ou il est question de… mode, et d’imposture.

J’ai tardé à revenir.

Entre le boulot, la vie de maman, les hauts, les bas, les bugs techniques du blog (je vais vous éviter la saga de la base de données MySql…), je suis là. ENFIN.

Je me suis posée pas mal de questions sur ce blog. Le faire vivre, l’arrêter, le monétiser, changer de thème, de sujets…
J’ai décidé de poursuivre cette aventure. J’ai compris depuis longtemps que je n’en vivrai jamais. Mais j’ai à coeur de pouvoir continuer à raconter la mode et son art de vivre. Je parle d’art de vivre, car la mode à elle seule m’ennuie. (D’ailleurs, il faudra que je vous parle de Hyères et de son 30eme anniversaire, ou j’ai passé 4 jours le mois dernier).

La Mode. Ce sujet a toujours été une passion, un fil conducteur pour moi. Dans ma formation, dans ma carrière. Mais depuis déjà quelques saisons, la mode m’ennuie. Les techniques marketing des grands groupes, les campagnes de com, le manque de créativité des grandes enseignes. Dès que je rentre dans un magasin, j’ai le sentiment d’étouffer par le trop plein. Trop de vêtements, trop de monde, trop de musique, trop cher… Je ne trouve plus de marques qui m’inspirent. J’ai le sentiment qu’elles sont dans l’imposture. Si j’ai une profonde admiration pour le travail d’Isabel Marant et son parcours de créatrice et de marque indépendante par exemple, je ne comprends plus ni son style, ni ses prix, qui se sont envolés.
Je ne comprends pas le ballet des marques à faire de l’image un objectif absolu. Le LVMH Prize. La photo de famille. Non mais elle est sérieuse Delphine Arnault ?
Je ne comprends pas non plus cette éternelle course à la nouveauté. Zara, H&M, qui carburent au renouvellement permanent. Chanel et Dior ne sont pas en reste. Les cruise collection qui au départ étaient des collections courtes et ciblées et venaient enrichir deux collections permanentes, sont devenues des collections à part entière. Tout cela mixé à des initiatives multiples, tel un catalogue de contenus de marques destinés à leur faire prendre la parole autrement : festival de mode, festival de musique, prix de la création, fondation d’art contemporain…
En fait, j’ai l’impression d’avoir vieilli. Mais pas dans le mauvais sens. Plutôt d’avoir mûri, de ne plus être un poussin du jour. Au contraire, j’ai plutôt l’impression d’avoir retrouvé mon esprit critique. Même si je continue de m’enthousiasmer (durée de vie de mon enthousiasme : 24h en moyenne) pour des coups de coeur totalement clichés (le dernier en date : la maison Plisson, que j’ai découvert un mois après tout le monde et qui, désolée de le dire, est une véritable BLAGUE. On en reparlera. Ou pas.), je me contente aujourd’hui d’une mode basique et simple, un peu comme un uniforme… Des tee-shirts unis, des slims H&M, des baskets.
Je ne trouve même plus chaussure à mon pied. Trouver une jolie paire de talons faciles à porter 24/7 avec tout, en cuir, solides et à un prix raisonnable est devenu une mission. D’un côté, on trouve des marques qui se font plaisir sur le prix (avec un coef de 12), mais qui négligent parfois la qualité, de l’autre, on trouve des marques qui ont suivi ligne après ligne les diktats des cahiers de tendances de mode (« alors cette saison il vous faut une basket blanche, du pastel, de l’argenté et de la semelle crantée ») qui vont durer 6 mois, et qui sont déjà bonnes à jeter vu que tout le monde les a.
En fait, quand je me relis, je me dis que j’ai besoin de retrouver l »inspiration. Une belle dose apparemment. C’est grave docteur ?

Culture mode

80 saisons

40 ans de création. Des centaines de pièces en sous-sol sur des dizaines de portants. Chez Monsieur de Castelbajac aujourd’hui, Alexandra nous a ouvert les portes des archives de la maison.
40 ans de travail, de pièces uniques, de robes dingues, de manteaux fous, d’imagination, d’humour, d’artisanat, de savoir-faire…
40 ans, 80 saisons. Vous imaginez ?
Un jour peut-être, je l’espère, nous aurons accès à toutes ces archives, leur histoire, leur vécu, leur pourquoi du comment… J’ose imaginer une rétrospective à Galliera ou au Musée de la Mode et du Textile (tels Chalayan, Rykiel ou Lacroix) et me rêve en robe Obama…

Ashish_justdoit_motsdemode
Actu mode, Découverte Mode

Ashish

Ashish_justdoit_motsdemode

Ashish Gupta est un créateur indien vivant à Londres a qui le kitch et le pop ne font pas peur.
Connu pour être le roi du sequin, Ashish est passé par la très réputée Saint Martin School avant de lancer sa marque avec laquelle il défile à Londres depuis 2004.
Il travaille comme un artisan, ses robes en sequins sont un véritable travail d’orfèvre et d’amour. Quasi de la couture modelé sur la modernité des silhouettes de la rue… Je suis absolument fan de cette manière d’aborder la mode, avec savoir-faire, qualité et humour ! Vous pouvez découvrir une sélection de son dernier défilé sur le blog de Swatch Mtv Playground ici.

Et sinon, je pars en Sicile en juin, du coté de Catane ! A moi le farniente, la dolce vita et le soleil ! Si vous avez quelques suggestions de lieux à découvrir ou des expériences à partager, je suis preneuse ! Bon week end !

Culture mode

Monsieur Maud

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Née Marc Raynal, Maud Molyneux était une journaliste de Libération (Harper’s Bazaar, Joyce) rubrique mode. Elle écrivait également sous le pseudo de Luella Interim dans les pages cinéma. A sa mort, en 2008, Gérard Lefort et Olivier Seguret lui consacrèrent un bel hommage dans les pages du quotidien.
Maud Molyneux a connu le Paris des années 70 et 80, celui des grandes fiestas et de l’insouciance, tout à la fois passionnée de grands films hollywoodiens, de mode et de l’histoire de ses créateurs. Slasheur avant l’heure, Marc Raynal fut costumier, également conférencier à l’Institut Français de la Mode et rédacteur des programmes de défilés de Jean Paul Gaultier.
Dans cet ouvrage, paru aux édition Fromentin (les même éditions qui ont fait paraitre tout récemment « 20 ans, Magazine Anthologie »!), on découvre une sélection des meilleurs papiers cinéma et mode de cet être un peu à part, dandy, esthète et érudit. Passionné comme il n’en existe plus.

Actu mode, Découverte Mode, En vacances à...

Première impression

Lea Peyckre
Silhouette de la créatrice Lea Peycre @ Hyères 2011. Image : motsdemode

Les premières impressions sont souvent les bonnes, y compris lorsqu’il est question de mode…
Rapport à mes coups de coeur présentés rapidement ici sur cette nouvelle édition du Festival. Les avoir découvert ‘IRL’ me l’a confirmé…
Petit break avant l’ouverture officielle…
A plus tard !

Blogging, Just me myself and I

Kipling

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Bon c’est officiel alors maintenant je peux en parler, c’est trop chouette !

Il y a quelques mois, la marque Kipling m’a proposé de collaborer à leur nouveau site, en m’occupant de la rédaction de leur city guide parisien. Une démarche accomplie dans plusieurs grandes villes européennes : Londres, Madrid et Anvers, à ce jour.
Vous me retrouverez donc tous les mois ici, où je partagerai mes bonnes adresses, mes coups de coeur et mes sélections au sein des collections Kipling.
Ce mois ci : le salon de coiffure Living Room, la fondation d’art contemporain la maison rouge, le concept store des Nereides, l’appartement de la Fidélité, le club du Scopitone, le restaurant Rino et la délicieuse Patisserie des rêves !

A ce sujet, je recherche des jeunes femmes, plutôt parisiennes (plus simple pour se voir !), pour poser dans la rubrique « Kipling in the city ». Si l’idée de participer vous tente, faites moi parvenir un mail.

Bises !

Découverte Mode, Mode Automne Hiver 2010

Metropolis modesque

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Anthony Vaccarello, Automne Hiver 2010/2011. Image : Julia Champeau.

J’ai découvert un créateur qui me donne envie de relever les manches et d’enchainer un vide dressing (on n’a pas des vies faciles…) histoire de pouvoir m’autoriser un craquage saison automne-hiver 2010/2011 en bonne et due forme.
Ce créateur c’est Anthony Vaccarello.

Promis à un brillant avenir depuis qu’il a gagné le Festival de Hyères en 2006, et fait ses classes chez Fendi à la fourrure, ce belge d’origine italienne est un peu devenu comme une caution modesque. « Comment tu ne connais pas Anthony Vaccarello ? Mais où diable vivais-tu ces cinq dernières années ? ». Pas du côté de la rue du Mont-Thabor en tout cas…

Toujours est-il que ce garçon dont le doux nom rappellerait presque un officier en moto issue d’une série de notre enfance, prend du galon. Ses collections sont non seulement encensées par la presse, mais elles sont vendues en boutique, mesdames et messieurs. Eh oui, ce sont des choses qui arrivent. C’est rare. Mais pas impossible.

Après une collection d’été célébrant le maillot de bain une pièces, cet hiver, Anthony s »inspire du film Metropolis de Fritz Lang, et révèle son amour pour l’art déco. Forcément ça ne donne pas une collection hyper funky, mais il n’empêche, ça le fait. Grave.
Anthony a conçu une collection de 8 robes noires mixant velours, jersey mat et voile. Curieusement, chaque robe est à la fois austère, avec cette silhouette structurée quasi futuriste, et très sexy, vu la nature du décolleté (et là, Lou n’est pas l’ambassadrice idéale qui vous permettra d’en juger).  Elles seraient bêtes et méchantes ces robes, s’il ne les avait pas accessoirisées de bijoux, certes froids sur la peau, et d’une hyper simplicité, mais apportant ce petit caractère rock qui donne à chaque pièce toute sa modernité.

En résumé, s’il y’a bien un truc qu’on peut lui souhaiter à Anthony, c’est d’être un peu plus que le it-fashion d’une saison. Qui va pouvoir assurer la relève sinon ?

Culture mode

Histoire(s) idéale(s) de mode

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Popy Moreni, Automne Hiver 88/89. © Guy Marineau

Nous avons une chance inouïe à Paris, nous côtoyons le berceau de la création de mode. Sans me vous plonger dans des banalités du genre Paris is so Haute Couture you know, je trouve que l’on peut être encore (pour combien de temps ?) fier et sensible au fait que la mode, la création, les couturiers soient encore et toujours réputés à Paris.
En parallèle, nous regorgeons de lieux où nous instruire et nous cultiver côté mode. C’est une chance.
Lorsque l’on me demande où je vivrais ailleurs qu’à Paris, je réponds Paris. La culture, même si on l’approche de loin, même si on ne la sollicite pas comme on voudrait (par manque de temps, d’envie, de moyens…), la culture est ultra présente en ville : expos, librairie, rue…

Ce qui m’a toujours passionné avec la mode, c’est son interprétation : le vêtement sur moi, le vêtement sur les autres, un tee-shirt, un smoking, la photo, les collections, l’artisanat, les stylistes, les bloggeurs, la vidéo, les mariages, les accessoires…

J’aime les expositions du musée des Arts Décoratifs, parce qu’elles sont singulières. Stimulantes, accessibles, bien construites, elles me font souvent rêver. De Rykiel à Vionnet, en passant par Lacroix et en déviant sur Antoine+Manuel, j’ai toujours pris plaisir à visiter ces expositions. D’abord du fait du lieu qui les héberge, dont la nouvelle aile, qui abrite l’expo Animal, est sublime, et parce qu’elles m’emportent toujours un peu, et m’inspirent. Elle m’apportent même souvent une forme de respiration, un peu comme un sas de décompression. J’y vais souvent seule, pour le plaisir de divaguer, prendre le parcours à contresens, voler quelques photos, observer les mamies (allez comprendre : j’y vais souvent à l’heure où débarque un car de retraitées…)

Je vous invite à découvrir donc rapidement Histoire Idéale de la Mode Contemporaine. Orchestrée en deux temps (jusqu’au 10 octobre, vous découvrez les années 70 / 80 puis, un deuxième volet sera consacré aux années 90/00 ). Une fabuleuse rétrospective en images et en vêtements qui célèbre ces années où Inès de la Fressange défilait pour Chanel et Castelbajac, où Gaultier jouait les impertinents, où Popy Moreni détournait les costumes de la comedia dellarte en vêtement de tous les jours, et où l’on découvre le premier défilé, en 1989, d’un jeune belge prénommé Martin (Margiela)…

Les Arts Décoratifs, 107 rue de Rivoli, 75001 Paris.
M° Palais Royal / Musée du Louvre
Du mardi au dimanche, de 11h à 18h, le jeudi jusqu’à 21h.

Blogging, Humeur de mode

Shame shame shame

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Je sais, mon dernier post remonte à plus d’un mois. Shame on me ? Allez je vais être honnête avec vous : même pas.

J’ai eu besoin d’air. De quitter cette soit disant blogosphère, retourner au réel, me laisser submerger par le travail (qui soit dit en passant ne m’en éloigne pas tant que ça de cette blogo…) et par l’amour. J’avoue avoir été un peu lassée par les attitudes malveillantes, les esprits contradictoires, les pour et les contre Garance Doré, les ‘waow t’es une blogueuse de mode ?! », les « han espèce de sale blogueuse de mode », sans parler des bloggeurs qui ont un avis sur tout et sur rien et des rédactrices en chefs de magazines féminins (bah ouais j’étais loin mais quand même je suis les potins…)…

Bref, quand mon amoureux m’a dit  : « dis donc, ça fait un bail que t’as plus rien posté toi », je me suis dit, ma vieille (ouais je suis vieille donc…), de deux choses l’une : soit tu laches l’affaire définitivement, soit tu remontes à cheval.
Et me voila !

La raison ? Une attention particulière ce matin. Un sac livré par coursier. Pas de méprise. Ce n’est pas le sac en tant que tel que je kiffe (quoique). C’est plutôt la démarche. J’ai rencontré Virginie chez Kipling voici plusieurs mois. On s’est vite kiffée, mais on s’est rien dit. On a pris le temps de se connaitre, moi sa marque, elle mon blog.
Au final, on se rappelle voici quelques mois sans but particulier, juste pour se donner des nouvelles. Et on se revoit, et elle me propose un chouette projet. Moi je dis oui quasi sans hésiter. J’ai bien aimé sa motivation et son état d’esprit. C’est important quand on collabore avec une marque. C’est ainsi que j’ai envie de travailler avec Virginie. Et elle avec moi. Ca tombe bien. On se surkiffe.
Il y a quelques jours, je repère ce sac dans son showroom, donc. Elle m’annonce que c’est la prochaine collection. Donc pas moyen de l’avoir avant plusieurs semaines.
Moi j’ai envie de me jeter par la fenêtre j’oublie, même pas je me dis que je le reverrai. Entre temps, je craque sur plein d’autres… C’est un peu ma métadone.

Eh bien, figurez vous qu’hier je reçois un mail. C’est Virginie.
« J’ai trouvé le sac que tu avais repéré. Je te l’envoie chez toi ? » Et hop, ni une ni deux, il arrive en scooter direct chez moi hier matin…
Le kif total. La grande classe Virginie. I love you. Je te kiffe.

Je vous reparlerai prochainement de ce que l’on va faire avec Virginie, Kipling et Mo(ts)demode. Rien de monumental hein, mais un truc chouette.
Et tout à coup, je me rappelle que ce que j’aime avec ce blog, c’est discuter avec vous, et faire de belles rencontres.
Je suis de retour, donc… Alleluia. Que la mode soit avec moi.

Culture mode

Suedoiseries en papier

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H&M Magazine, été 2010

On commence à s’habituer à voir dans les boutiques et en grands magasins des catalogues qui ressemblent de plus en plus à de vrais magazines…
Mon préféré quoi qu’on en dise, c’est le magazine diffusé par H&M.
80 pages de mode qui concentrent l’essence de la saison : tendances, rumeurs, créateurs, inspirations, news, série mode, guide…
L’objet pourrait être bêtement autopromotionnel. Il n’en est rien (bon si un peu quand même hein…). Mais si la marque s’affiche sur quelques pages shopping qui lui sont dédiées, en gros on y parle de tout, et de tout le monde, sauf de H&M.
Dans ce numéro d’été (il en sort quatre par an), on y parle par exemple de Coachella, de Leigh Lezark, des nouveaux créateurs (Alexander Wang, Joseph Altazurra, Damir Doma…). On a même droit à un sujet évasion de six pages sur Buenos Aires (hum, cet hiver ?).

En apportant du contenu positionnant et pointu appliqué à la mode et au luxe, H&M se la joue un peu best friend… C’est pas idiot, ca en fait un consumer magazine qui ne vire pas premier degré mais plutot un bon outil pour fixer les codes de la marque au plus près de ses envies de montée en gamme et de collaborations créateurs (après Sonia Rykiel, who’s next ?). Aah c’est beau d’avoir de l’argent à dépenser. Et le blog, c’est pour quand ?…

Mode Soldes et Bons plans

Koshka Mashka

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Koshka Mashka Printemps été 2010

Bon plan craquage de la semaine pour les parisiennes : Mari de Koshka Mashka réitère le principe de sa boutique éphémère à deux pas de la Bastille, et vous invite à découvrir sa collection Printemps-été.
Le coeur de collections de Mari, ce sont les robes qu’elle a déclinées cette saison dans tout un tas de coloris gourmands : framboise, corail, bleut turquoise, vert pomme.
Ce que j’aime par dessus tout dans ses collections, c’est le détail de certaines coupes, la qualité avec laquelle elle les conçoit et l’idée qu’elle les fasse fabriquer en France. C’est mon coté modasse locavore…

Ayant décidé d’aller mettre les pieds dans l’eau début juin, je pense que je vais craquer pour la robe betty écrue, une petite merveille de simplicité…

Koshka Mashka
18 rue Cotte, 75012 Paris. M° Ledru Rollin.
Du mercredi 21 au samedi 24 avril : de 10h00 à 20h00. Dimanche le 25 avril : de 10h00 à 15h00.

Actu mode, Portrait de mode, PORTRAITS

30 minutes, Karine Arabian et moi

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J’ai eu le plaisir de rencontrer voici quelques semaines, l’une de mes créatrices favorites : Karine Arabian.
Pas ma favorite en mode ni en style. Je dirais plutôt qu’elle est l’une des personnalités du milieu de la mode qui m’inspire le plus par sa générosité, son humilité et sa démarche créative. Et puis, et surtout pour son activisme et ses choix d’indépendance.
Bien que grande fan de ses collections, je n’ai pas encore franchi le pas. Je n’ai ni chaussures ni sac signés Karine Arabian.  Aujourd’hui, comme j’ai très envie d’investir dans de vraies chaussures de filles, elle ferait partie de mon top 5 sans que j’ai à m’inquiéter de la qualité ou de l’intemporel (avec Pierre Hardy, Louboutin, Yves Saint Laurent et Yurkievich).

J’ai attentivement suivi son parcours depuis ses débuts, l’ouverture de sa boutique parisienne, puis de ses corners en grands magasins, et son exposition à l’Institut Mode Méditerranée en 2007. Puis je n’ai presque plus entendu de mots, ni lu d’articles à son sujet…
… Jusqu’à ce début d’année.

Karine Arabian fête les 10 ans de sa maison.
Est arrivée à ses côtés, Hélène Voinnet, ex-Loewe, aujourd’hui en charge de sa communication. Karine va célébrer cet anniversaire en organisant notamment des événements pour ses clientes (en grand magasin), et puis en inaugurant un nouveau point de vente en Chine, lui apportant ainsi de nouvelles perspectives de développement.

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En 2000, elle se lance dans l’aventure sans rien y connaitre. « Je me suis fait littéralement bouffée par la chaussure » explique t-elle. Une passion dévorante.
Karine Arabian arrive à un moment où la fabrication française est en plein déclin : « Je demandais de l’atypique, des chaussures à bout rond, au moment où la mode était au pointu, j’étais une extra terrestre aux yeux des fabricants ».
Elle choisit de créer son propre atelier, et mesure alors la complexité de ce marché bien particulier.
« Aujourd’hui, j’ai toujours mon atelier et je collabore avec deux usines en Espagne et au Portugal avec lesquelles nous avons construit une relation de confiance. »

Karine est une créatrice d’accessoires – aujourd’hui, elle dessine et distribue des chaussures, de la maroquinerie et des bijoux – à la fois passionnée et très lucide.
« Je ne peux pas me battre contre de grandes maisons dont les équipes sont uniquement dédiées à la chaussures ou à l’accessoire ». En revanche, j’ai la chance d’avoir tissé des liens forts avec mes clientes, un lien très privilégié de femme à femme. »

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L’été 2010 selon Karine Arabian sera Riviera / années 50 : élégant, sexy, chic, parisien. Ou alors « hôtesse de l’air » / « seventies » : des formes sabots, du cuir brut, du serpent, de la couleur… La maroquinerie quant à elle est fortement inspirée du vintage, les lignes sont graphiques et les couleurs vives (rouge, vert, blanc) côtoient les bons vieux classiques (noir, brun). J’aime particulièrement les fermoirs métalliques qui me rappellent les coffres à bijoux que j’avais lorsque j’étais gamine…

Pour le magazine buybuy, j’ai dressé son portrait et lui ai demandé de nous confier ses spots parisiens favoris. Je vous invite à le découvrir ici.

Très belle journée !

Karine Arabian.
4 rue Papillon, Paris 9ème.
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