J’ai découvert la Contrie il y a quelques mois… Au départ, j’étais pleine d’à priori : une marque parisienne, certainement un peu vieillotte et un brin trop classique et bourgeoise pour moi. Mais j’étais intriguée par la qualité des images, le choix des produits (plutôt de bons basiques minimalistes que des sacs de grand mères), la signature du site web… Une marque absolument artisanal, et made in Paris. Edwina collabore avec deux maroquiniers dans son atelier de la rue Sourdière, on est sur une approche ultra qualitative et un savoir-faire au top !
Toutes les marques de luxe et de mode veulent se différencier en proposant des scénarios à leurs clients, des histoires à raconter : Burberry et son trench, Hermès et ses carrés, Vuitton et ses journées particulières… La Contrie joue avec les codes qui rassurent (des valeurs sûres, des lignes sans excentricités) et à la fois, elle travaille son image et son storytelling en créant un récit d’images et de mots autour de sa marque. Edwina de la Contrie a donc créé un lexique dédié au vocabulaire de sa maroquinerie. Elle a également lancé un tumblr qui mixe des images de sa collection et ses sources d’inspiration. Last but not the least, elle a donné à ses sacs le nom des rues du 1er arrondissement… Voici typiquement une marque qui sait se rendre désirable à mes yeux, pas seulement pour ses produits, mais pour son marketing du récit…


Carven, Hiver 2011. Image : Max Farago

Dès le mois d’août, je me délecte des nouvelles campagnes publicitaires… A chaque numéro de septembre, ses nouvelles images, ses ambassadrices, ses tunnels de publicité, ses 4ème de couverture, ses surprises…
En feuilletant le nouveau Jalouse (dont Michel Mallard vient de reprendre la direction de création, good news !), on retrouve Freja - réputée pour son profil caméléon - égérie de la nouvelle saison Isabel Marant (la marque poursuit sa quête de reconnaissance outre atlantique). Mention spéciale à la nouvelle campagne Hermès, au parti pris flamboyant (le thème de la collection est Chaleur et Artisanat), qui contraste avec l’ensemble des visuels de cet hiver. Au global, dans le Jalouse, les marques sont plutôt junior… Du coup, je me demande si je suis encore dans la cible du magazine (qui je vous l’accorde, est très orientée microcosme hype parisien).
Dans le Madame Figaro Spécial Mode, c’est évidemment l’occasion rêvée pour les marques de luxe de dévoiler leur nouvelle campagne : Gucci, Bottega Veneta, Vuitton, Chanel, Céline, Prada, Chloé ouvrent le tunnel du magazine. Les bases sont posées.
Avez vous jeté un oeil à la campagne Vuitton ? Shootée par Steven Meisel, Marc Jacobs quitte l’univers Mad Men et emmène ses nouvelles égéries – Daphne Groenveld et Zuzanna Bijoch - dans un univers mixant les codes antagonistes d’une mode tout à la fois néo bourgeoise, militaire et impertinente. Difficile à suivre certes, mais l’histoire fonctionne.
Coup de coeur pour la campagne Carven (celle illustrant le manteau militaire qui me fait totalement craquer, tout comme les mocassins compensés signés Clergerie) signée de l’excellent Max Farago (W, Elle Us, Dazed & Confused). Dans cette posture, la parisienne de Guillaume Henry incarne à la perfection les codes de la maison : simplicité, élégance, modernité, abordable.
Et maintenant, direction les boutiques…

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Louis Vuitton Printemps – été 2009, style.com

Êtes vous passé récemment devant une boutique Vuitton ?
Si la réponse est oui, vous n’avez pas pu raté l’exercice de style dans les vitrines et sur les portes, célébrant l’arrivée en magasin de la collection de maroquinerie signée par Marc Jacobs et Stephen Sprouse.
Tags fluos sur les portes, roses stylisées en néon lumineux au dos couronnant les mannequins, un concept merchandising très coloré et bon, il faut l’admettre, même si je ne suis plus aussi fan de la maison, ça réveille un peu la monotonie fashion du moment.

Cette courte visite de la boutique des Champs Elysées m’a donné envie de retourner voir le défilé Printemps été de la maison.
Un défilé très 80, entre Diana Ross et Eurythmics, qui m’a beaucoup séduite, pas tant pour le style que pour l’énergie globale qui s’en dégage… Une collection qui donne envie d’over look pour aller faire la fête, vous me suivez ?

J’ai choisi cette silhouette, parce que ce matin, allez savoir pourquoi, j’ai envie de reporter mon baggy, mais en toute bonne fille que je suis, j’ai envie de mettre des talons.
Du coup, ce look répond, en quelque sorte à mon inspiration, et j’aime beaucoup l’allure afro de cette fille qui sort tout droit des rues de Miami ou de Beverly Hills je ne sais pas, mais qui secoue un peu toute cette sinistrose…

Have you recently visited a Vuitton shop?
If the answer is yes, you could not miss Sprouse and Jacobs stylistic composition in shop windows and vinyls on doors, celebrating their collection arrival in store.
Fluos tags on doors, brilliant neon stylized roses in the back crowning the models, a very colored and good merchandising concept, i have to admit even if I am not a brand fan any more, it wakes a bit the fashion dullness of moment.
This short visit of Champs Elysees shop gave me envy to return and see the Spring summer LV show.

A So 80′s inspirated show, between Diana Ross and Eurythmics moods of revival, that seduced a lot me, not so much for style but for global energy which gets free of it…
A kinf of collection which gives you inspiration to over look and go to party, do you understand ?
I chose this silhouette, because this morning, i don’t know why, I wanted to wear back my baggy, but as a good girl whom I am, I wanted to put heels.
As a result, this look answers, in a sense, to my inspiration, and I like so much the Afro look of this girl who comes straight ahead from Miami or Beverly Hills streets, but who shakes a little all this dark mood…