Mary Katrantzou x Topshop, Vogue UK

Bonne nouvelle parmi tant de belles nouvelles créatrives et de capsules en cette fin d’année (je pense surtout à l’annonce de la collab Anthony Vaccarello pour la Redoute).
Après Kate Moss, Topshop fait appel à Mary Katrantzou (qui par ailleurs vient de collaborer avec Longchamp), talentueuse créatrice grecque repérée à la London Fashion Week et qui a fait de l’imprimé graphique son porte drapeau. Jolie collaboration, indeed. Topshop élit une talentueuse ex élève de la Saint Martins School et fait valoir le savoir faire britannique. De son côté, Mary Katrantzou devient accessible à toutes et booste sa notoriété et son business (j’imagine que son contrat va lui rapporter de quoi financer ses prochaines collections). Hâte de voir et de toucher cette collection aux tons “funky jungle” pour me faire un avis !

Je ne vous ai pas oublié… Mais en ce moment, c’est un peu compliqué…

Cela dit, il ne faut pas que ca nous empeche de parler de mode et de choses subtiles et futiles, hein ?!!
Alors justement je viens d’apprendre que la nouvelle campagne du maroquinier Longchamp était incarnée par Kate Moss (toujours) et le beau Gaspard Ulliel, qui a un je ne sais quoi qui me plait beaucoup. La série de photos du couple Mert Alias et Marcus Pigot réalisée au Café de Flore me rappelle les vieux films de Jeanne Moreau… J’aime assez, comme quoi, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis sur Kate…

J’ai appris également, à ma grande surprise, que Princesse Tam Tam, qui pour moi est loin d’être au coeur de la fashioniaiserie, a fait appel à Terry Richardson pour sa campagne Automne hiver 08. Autant dire que à ce point, c’est carrément un grand écart de danseuse étoile que la marque de lingerie nous offre.

Et sinon, dans les news beaucoup plus basiques, parlons dressing !!!
Les deuxièmes démarques ont démarré ce matin, et au Printemps Nation, y a encore du Athé à -50% !

Voila, je reviens très vite, vous me manquez !
Bises.

Vlada Roslyakova “Plein Hair” , VOGUE France.
Photographe : David Mushegain, Style : Julia von Boehm, Make up by Aaron de Mey.

Source :The Great Diorette @ TFS


…Ou comment un pro du maquillage qui aime la mode peut vous faire basculer dans l’univers de la hype fashion.

Un postulat chez les marques de luxe et de créateurs : un couple D.A / marque qui fonctionne est le symbole d’une réussite, d’une personnalité, d’une signature, d’une image… La valse des créateurs de mode à la façon du mercato footbalistique ou télévisuel en est la preuve : les directeurs artistiques sont aujourd’hui de véritables valeurs ajoutées qui s’échangent, se valorisent, se vendent, s’achètent… Autrement dit : pas de D.A, pas de C.A !
Et plus ils aiment les médias, meilleures sont les retombées presse !
A l’instar d’un John G. qui a fait de ses clôtures de défilés très personnelles, un axe de médiatisation, ou Marc J., qui a commencé par la fin avant de lancer le show et ainsi défrayé la chronique. Ou encore d’un Ricardo T. ou d’un Nicolas G. qui ont su réveiller de belles endormies, et copiner avec les rédactrices et les icônes modesque…

Jusqu’ici, je ne vous apprends rien.

En revanche, les D.A beauté, s’ils sont convoités, ne m’ont jamais semblés autant médiatisés que les créateurs de mode. Sans doute, parce qu’ils sont moins impliqués dans les influences, les phénomènes et la vie sociale modesque.
Entre conseil pour une bouche dress to kiss et tendances de la collection AH08 par…, on demande surtout à un D.A qu’il s’en tienne à son job de maquilleur et de créateur de palettes… Point.

J’ai donc été plutôt surprise par le choix de la maison Lancôme.
Pour sortir un peu des carcans de la beauté marketée, ils ont privilégié une personnalité atypique, qui certes ressemble plus à Iggy Pop qu’à une icône, mais qui va sans doute apporter une autre dimension et une autre vision à la marque, et à priori également à la fonction de Directeur Artistique sur le créneau du maquillage. Aaron de Mey.

Ce néo zélandais, 35 ans, blond aux cheveux filasses, au look slimanien, curieux de tout, passionné par l’art et la peinture, et last but not the least amis de quelques égéries modesques (Daria, Kate, Courtney, Chloé, etc…) est un petit génie des backstages et des séries mode. Ses looks maquillage sont réputés pour leur audace, leur style décalé et ultra féminin. Tisci, Testino et Sorrenti ne jureraient plus que par lui…

Le privilège des marques de luxe, c’est de pouvoir prendre des risques là où l’on ne les attend pas, car elles en ont les moyens. Surtout quand elles s’appellent L’Oréal.
Le tournant que prend ici Lancôme est intéressant : cette marque qualifiée de statutaire, classique et lisse, fait appel à un déjanté du maquillage, un peu borderline, excentrique et impertinent. C’était sans doute un peu nécessaire indispensable après le flop du recrutement de Gucci Westman, partie depuis chez Revlon.

Aaron démarre fort sa collaboration avec Lancôme et lance dès septembre un collector évènementiel qui va certainement permettre à la marque d’affirmer son identité plus élitiste et plus pointue sur sa gamme de maquillage (à l’image d’un MAC ou d’un Chanel) : un rouge à lèvres et un gloss noir pailleté (cela peut paraitre étonnant mais le mix des deux sur les lèvres est plutôt réussi), deux exclusivités logées dans un simple coffret noir siglé Aaron de Mey et édité en 1000 exemplaires.
Chic, sobre, simple, attractif, exclusif.

Aaron de Mey. A suivre, donc…