
Chanel, Automne-Hiver 2011
Ces derniers temps, je m’interroge sur le discours de communication des marques de mode. Le manque d’audace, la folie des égéries, le manque de subtilité, l’humour, la créativité…
Si Lanvin a fait sensation avec sa campagne print et web illustré par Pitbull, priant pour un peu plus d’humour, faisant la guerre à la morosité, je suis un peu plus sceptique quant à la dernière campagne Chanel (en 4ème de couverture de Libération hier !).
Freja, mise en scène par Karl Lagerfeld et Carine Roitfeld, rejoue l’Enfant Sauvage de Truffaut. Si le film expose avec justesse la question de l’éducation et du savoir, tout comme celle de notre relation aux autres, je m’interroge sur les revendications de Chanel sur ce terrain. Certes, Coco tenait à tout prix à concevoir une mode portable et accessible aux femmes, mais aujourd’hui, et compte tenu du positionnement de la marque, n’y a t-il pas une certaine ironie à militer pour ce principe de mode de la rue ?



