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Swarovski a renouvelé son invitation déjà lancée la saison dernière chez Colette. Un petit déjeuner aux bloggeurs mode était orchestré par Karla Otto en clôture de la fashion week parisienne. La saison dernière, nous avions pu rencontrer le créateur Joseph Altuzarra, dont la collab avec L’Atelier Swarovski sera d’ailleurs disponible chez Colette tout prochainement…

Rendez vous était pris, donc cette fois ci, pour la collection Automne-Hiver 2011.
Pour cette nouvelle saison, L’Atelier Swarovski a fait appel à une nouvelle sélection de designers, issus de l’univers du bijou pour certains (Rodrigo Otazu) ou … pas du tout (Arik Levy, Cate Adair).

Lors de la première présentation chez Colette, en octobre dernier, j’avais interrogé l’équipe Swarovski sur la capacité de leurs invités créatifs à proposer des bijoux fabricables. On ne traite pas un vêtement ou un sac à main de la même façon qu’un bijou. Ils m’avaient répondu à l’époque, que leur job, c’était surtout de trouver des solutions aux initiatives des designers. Cela pouvait prendre la forme d’un challenge à certains moments, mais ils étaient finalement tous emballés d’avoir su repousser leurs limites. En clair, ce qui leur plaisait chez ces créatifs, c’était leur oeil neuf, leur capacité à innover, et pas forcément leur volonté de créer un bijou fabricable…

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Parmi les collections présentées cette fois ci, ma préférence va au travail de Rodrigo Otazu. Ex fashion editor pour Vogue Australia, Otazu a posé ses valises aux Pays Bas, et a lancé sa propre collection de bijoux fantaisie. Pas de surprise donc avec Ozatu, qui maitrise le propos du bijou fantaise.
Naturellement, la naissance de cette collaboration avec Swarovski m’a d’abord laissé perplexe. Pourquoi faire appel à un créateur de bijoux ?

… Parce que c’est un artiste des backstages. Tout comme Cate Adair, styliste sur Desperate Housewives, Rodrigo Ozatu collabore avec le cinéma et la télévision (Gossip Girl, Sex and the City).
Etonnant point de départ pour une collaboration créative, mais après tout pourquoi pas ? Une thématique aussi originale que ciblée : si j’en crois quelques chiffres, on est de plus en plus fan de séries tv, et quand on sait que le jeune couturier Maxime Simoens habille B. et S, on comprend un peu mieux le pourquoi du comment…

Dans ce contexte, je regrette que ne soit pas née de cette initiative, une collab avec Janie Bryant, styliste de la série Mad Men, dont l’univers créatif aurait été des plus inspirants, vous ne croyez pas ?

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Marina and the Diamonds. Image : big active.


Breaking News.

Je me suis offert mon 2eme Jérome Dreyfuss, un Twee gris. On lui dit welcome et longue vie à lui (et merci les ventes presse). Le créateur a lancé sa fan page officielle sur Facebook. Jérome s’intéresserait il au web 2.0 ? Apparemment, j’ai même découvert à cette occasion qu’un blog avait été lancé sur son site… Ca manque un peu de contenu, mais il a le mérite d’exister…

Shopping.
J’ai chopé une jolie cape chez Zara. Tendance copiée collée largement chez l’américain Phillip Lim. Ils sont fort Zara. Dès que tu arrives chez eux, tu oublies toute objectivité et sens commun de la dépense et de l’éthique mode. Et tu te retrouves en caisse sans même t’en rendre compte.

Revue de presse.
N’achetez pas les Pétroleuses. FRICOTE est le nouveau magazine pour gourmands bobo initié par l’équipe de Shoes-up. Chouette couverture, chouette intention, mais un peu décevant à l’intérieur. On voudrait des jolies images, une maquette plus recherchée, moins catalogue, plus arty. Ils peuvent le faire, j’en suis convaincue… Un peu comme le magazine DELICE tenta de le faire voici 5 ans. Mais en mieux.

A suivre.
Joseph Altuzarra, créateur prometteur (ou déja promis à un brillant avenir a signé une ligne de bijoux très réussie chez Swarovski). Leur collaboration est intéressante car elle pousse chacun d’eux à trouver des solutions innovantes, en matière de fabrication ou de matériaux utilisés. Et puis Altuzarra est d’abord un créateur de vêtement, et son approche du bijoux est évidemment, à mon sens, bien plus intéressante lorsqu’il est question d’inspiration ou de recherches et d’innovation. Il cerne le style avant de s’approprier le matériau. Il propose une collection et Swarovski travaille à la rendre fabricable. C’est un véritable challenge pour les deux.
La collection fut présentée chez Colette voici quelques semaines. Altuzarra et l’équipe de Swarovski ont réuni certains d’entre nous, bloggeurs et journalistes, pour une présentation exclusive. Je vous invite à découvrir le point de vue et les images de Christian sur son blog.

Bon week end. xxx

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Anthony Vaccarello, Automne Hiver 2010/2011. Image : Julia Champeau.

J’ai découvert un créateur qui me donne envie de relever les manches et d’enchainer un vide dressing (on n’a pas des vies faciles…) histoire de pouvoir m’autoriser un craquage saison automne-hiver 2010/2011 en bonne et due forme.
Ce créateur c’est Anthony Vaccarello.

Promis à un brillant avenir depuis qu’il a gagné le Festival de Hyères en 2006, et fait ses classes chez Fendi à la fourrure, ce belge d’origine italienne est un peu devenu comme une caution modesque. “Comment tu ne connais pas Anthony Vaccarello ? Mais où diable vivais-tu ces cinq dernières années ?”. Pas du côté de la rue du Mont-Thabor en tout cas…

Toujours est-il que ce garçon dont le doux nom rappellerait presque un officier en moto issue d’une série de notre enfance, prend du galon. Ses collections sont non seulement encensées par la presse, mais elles sont vendues en boutique, mesdames et messieurs. Eh oui, ce sont des choses qui arrivent. C’est rare. Mais pas impossible.

Après une collection d’été célébrant le maillot de bain une pièces, cet hiver, Anthony s”inspire du film Metropolis de Fritz Lang, et révèle son amour pour l’art déco. Forcément ça ne donne pas une collection hyper funky, mais il n’empêche, ça le fait. Grave.
Anthony a conçu une collection de 8 robes noires mixant velours, jersey mat et voile. Curieusement, chaque robe est à la fois austère, avec cette silhouette structurée quasi futuriste, et très sexy, vu la nature du décolleté (et là, Lou n’est pas l’ambassadrice idéale qui vous permettra d’en juger).  Elles seraient bêtes et méchantes ces robes, s’il ne les avait pas accessoirisées de bijoux, certes froids sur la peau, et d’une hyper simplicité, mais apportant ce petit caractère rock qui donne à chaque pièce toute sa modernité.

En résumé, s’il y’a bien un truc qu’on peut lui souhaiter à Anthony, c’est d’être un peu plus que le it-fashion d’une saison. Qui va pouvoir assurer la relève sinon ?

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