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Tom Ford, Automne Hiver 10/11.

L’événement a déjà fait le tour de la planète et de Twitter : Tom Ford a défilé à New York dimanche à l’occasion de la Fashion Week, et a fermé ses portes aux photographes et à la plupart des journalistes. Véritable coup de théâtre pour la presse comme pour le tout venant et le bloggeur de mode. Tom Ford signe ainsi son retour dans les hautes sphères modesques et pose ses conditions.

Ultraluxe, confidentialité de la diffusion par le retail de la maison (où il diffuse déjà mode homme, parfums et lunettes) en décembre prochain, et pas de possibilité de découvrir quelconques images de la collection (à moins d’être amie avec Terry Richardson ou Cathy Horyn qui a tenté quelques photos volées des VIP pour illustrer son papier…).
“Je veux que la mode redevienne un divertissement, comme dans les années 60″, a-t-il dit, cité mardi par le New York Times. “On attendait avec impatience de recevoir les modèles et de les porter, et cette impatience s’est perdue”, a-t-il ajouté.

Un retour à l’exceptionnel et l’exclusif. Telles que les marques de luxe et les grandes maisons de couture  avaient l’habitude de le faire. Privilégiant le microcosme des journalistes et des clientes fortunées. A l’heure où les marques revendiquent les plus sizes, Tom Ford fait appel aux personnalités : Julianne Moore, Lou Doillon, Emmanuelle Seigner, et aux tops du moment.

Ce qui est intéressant dans cette démarche, c’est la capacité de Tom Ford a anticiper ce qui de toute façon promettait de se passer ces prochains mois. Dans la course au fast et au luxe pour tous, on oublie le slow, le territoire de marque, l’essence même du luxe : inaccessible, inabordable, inattendu. Adieu luxe démocratique, re bonjour luxe fantasmé !
Tom Ford, appliquer la même recette que ses comparses ? No way. Il marque son retour en redonnant de la force et du rêve au luxe et à la mode.  Et c’est quasi mathématique : ce qui est inaccessible fait rêver, et l’on désire toujours ce qui nous est inaccessible, non ?

Autant vous le dire tout de suite j’ai adoooooré Milan. C’est vrai, j’ai adoré Milan. Et je ne pense qu’à une chose depuis hier soir : y retourner le plus rapidement possible. A Noël. En Janvier. Vite. Et découvrir tout ce que je n’ai pas eu le temps de voir pendant ces trois jours et tout ce que j’ai laissé là bas.

Milan, c’est curieux, c’est une ville où je me suis tout de suite sentie bien. Un mix de capitale ibérique, britannique et française. Un esprit latin règne dans cette capitale de la mode, l’architecture y est absolument fabuleuse (un mix de vieille ville et de grandes bâtisses modernes et surdimensionnées, de grandes avenues et de rues piétonnes), des boutiques de luxe à tous les coins de rue (on finirait presque par s’habituer à tout ce luxe), et des italiens absolument charmants, bien élevés et super lookés.

Bref, une ville de rêve !

Où la mode est reine.

Où Armani s’offre un pâté de maison pour y faire construire un hôtel au dessus de son concept store (qui doit dit en passant s’apparente plus au Bon Marché qu’à Colette).

Où les vitrines de Massimo Dutti et d’H&M sont tellement chics et fortes, qu’on pourrait nous faire croire qu’il s’agit de marques italiennes.

Où les femmes portent des sacs Chanel comme ici on porte des shopping bags Monoprix.

Où les femmes portent des talons de 12 comme ici on porte des Converse.

Aperçu en images. Pardon pour les reflets.


Graphisme des vitrines Armani et Vuitton


Chez Gucci, on peut prendre un café en terrasse en toute simplicité


Si Abercrombie & Fitch recrute le même style de vendeurs qu’à Londres et ailleurs, je n’ose même pas imaginer le genre d’ hystéries collectives que la marque va provoquer !


Les vitrines de Balenciaga…


… sont cachées par des rideaux à l’esprit seventies. Le luxe c’est de rien montrer donc…

La suite demain, avec notamment une petite visite à l’expo de carrés de soie Hermès scénographiée par Hilton Mc Connico.


La Braderie de la Mode, crédit : la Fée

Je rêve d’une glace à l’italienne depuis quelques jours, allez savoir pourquoi ? Est ce parce que je pars 3 jours dans la capitale du cuir et de la godasse made in ????
Made in quoi ?
Non pas Made in Thailand (on n’est pas chez Veti ici).

Je vous cause cuir, souliers, pasta, Gucci, Miu Miu et Corso Como. Oui j’ai la chance de partir trois jours à Milan.

J’essaierai de poster de là bas, et surtout, je me suis promise de vous rapporter quelques photos de boutiques et de mode milanaises.

Et sinon, pour les parisiennes, une pause s’impose chez Astan, qui renouvelle l’expérience shopping en toute convivialité chez Ethnicia le 16 , et chez elle le 18 (enfin, dans son atelier). Tous les détails ici.

Bises mes jolies !