
J’ai eu le plaisir de rencontrer voici quelques semaines, l’une de mes créatrices favorites : Karine Arabian.
Pas ma favorite en mode ni en style. Je dirais plutôt qu’elle est l’une des personnalités du milieu de la mode qui m’inspire le plus par sa générosité, son humilité et sa démarche créative. Et puis, et surtout pour son activisme et ses choix d’indépendance.
Bien que grande fan de ses collections, je n’ai pas encore franchi le pas. Je n’ai ni chaussures ni sac signés Karine Arabian. Aujourd’hui, comme j’ai très envie d’investir dans de vraies chaussures de filles, elle ferait partie de mon top 5 sans que j’ai à m’inquiéter de la qualité ou de l’intemporel (avec Pierre Hardy, Louboutin, Yves Saint Laurent et Yurkievich).
J’ai attentivement suivi son parcours depuis ses débuts, l’ouverture de sa boutique parisienne, puis de ses corners en grands magasins, et son exposition à l’Institut Mode Méditerranée en 2007. Puis je n’ai presque plus entendu de mots, ni lu d’articles à son sujet…
… Jusqu’à ce début d’année.
Karine Arabian fête les 10 ans de sa maison.
Est arrivée à ses côtés, Hélène Voinnet, ex-Loewe, aujourd’hui en charge de sa communication. Karine va célébrer cet anniversaire en organisant notamment des événements pour ses clientes (en grand magasin), et puis en inaugurant un nouveau point de vente en Chine, lui apportant ainsi de nouvelles perspectives de développement.

En 2000, elle se lance dans l’aventure sans rien y connaitre. “Je me suis fait littéralement bouffée par la chaussure” explique t-elle. Une passion dévorante.
Karine Arabian arrive à un moment où la fabrication française est en plein déclin : “Je demandais de l’atypique, des chaussures à bout rond, au moment où la mode était au pointu, j’étais une extra terrestre aux yeux des fabricants”.
Elle choisit de créer son propre atelier, et mesure alors la complexité de ce marché bien particulier.
“Aujourd’hui, j’ai toujours mon atelier et je collabore avec deux usines en Espagne et au Portugal avec lesquelles nous avons construit une relation de confiance.”
Karine est une créatrice d’accessoires – aujourd’hui, elle dessine et distribue des chaussures, de la maroquinerie et des bijoux – à la fois passionnée et très lucide.
“Je ne peux pas me battre contre de grandes maisons dont les équipes sont uniquement dédiées à la chaussures ou à l’accessoire”. En revanche, j’ai la chance d’avoir tissé des liens forts avec mes clientes, un lien très privilégié de femme à femme.”

L’été 2010 selon Karine Arabian sera Riviera / années 50 : élégant, sexy, chic, parisien. Ou alors “hôtesse de l’air” / “seventies” : des formes sabots, du cuir brut, du serpent, de la couleur… La maroquinerie quant à elle est fortement inspirée du vintage, les lignes sont graphiques et les couleurs vives (rouge, vert, blanc) côtoient les bons vieux classiques (noir, brun). J’aime particulièrement les fermoirs métalliques qui me rappellent les coffres à bijoux que j’avais lorsque j’étais gamine…
Pour le magazine buybuy, j’ai dressé son portrait et lui ai demandé de nous confier ses spots parisiens favoris. Je vous invite à le découvrir ici.
Très belle journée !
Karine Arabian.
4 rue Papillon, Paris 9ème.
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