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CITYGUIDE, Découverte Mode, STYLE

10 bonnes raisons d’aller au Festival de la mode et de la photographie de Hyères cette année

L’an dernier, j’étais une toute jeune maman, impossible pour moi de me déplacer. Du 23 au 26 avril, le Festival International de la Mode et de la Photographie de Hyères lancera sa nouvelle édition. Voici mes 10 bonnes raisons d’y aller cette année :

1. Le Festival fête ses 30 ans. Un cap pour ce rendez-vous qui a le vent en poupe depuis 5 ans environ (auparavant, il n’intéressait guère que les blogueurs, la presse locale et les notables de la région). Un anniversaire sous le signe de la fête, de la mode et de l’image animé par des expositions dédiées et des rencontres professionnelles hyper excitantes (Instagram animé par Jessica Michault !). Pour info, ce festival a vu naître quelques « petits noms » de la mode : Viktor&Rolf, Gaspard Yurkievich, Felipe Oliveira Baptista, Anthony Vaccarello…
2. Jean-Pierre Blanc, son fondateur, directeur de la Villa Noailles, est un activiste de la mode. Un vrai Robin de Bois qui a su oeuvrer pour construire un Festival de mode sur le plan international, et soutenir la jeune création en lui apportant des moyens, un réseau et des partenaires afin de lui permettre d’émerger.
3. Un lieu magique comme espace d’expression : la Villa Noailles, conçue par Robert Mallet-Stevens à la demande de Marie-Laure et Charles de Noailles. L’occasion de réviser vos classiques de l’architecture contemporaine.
4. Comme tout rendez-vous de la profession, c’est l’occasion ou jamais de se montrer et de montrer sa garde-robe. En blouson signé Jour/né et chaussé de nos Superstar bubblegum (talons de 12 dans le sac, l’accès à la Villa Noailles se mérite !).
5. Un partenaire de taille : Chanel ! Un clin d’oeil impertinent au LVMH Prize ?

Image tirée de l’exposition de Cécile Bortoletti, consacré aux 30 ans du Festival
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Le lauréat de l’an dernier, Kenta Matsushige, présentera sa nouvelle collection au festival
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6. Un jury de pointures qui invite au name dropping : Virginie Viard, Carine Roitfeld, Loïc Prigent, Olivier Zahm, La Princesse Caroline de Hanovre… Digne d’un front row !
7. Je vous parle de mode mais le festival c’est aussi un rendez-vous incontournable des professionnels de l’image, qui consacre une partie de son espace aux talents émergents de la photographie. Perso, je craque pour le travail sur le paysage urbain de la photographe anglais Pooly Tootal, qui me rappelle par instant les images de Stephen Shore.
8. On ne va pas se mentir : ce festival, c’est aussi l’occasion de faire un break. On vit au ralenti pendant 4 jours, on parle de mode, on lézarde sur la pelouse de la Villa Noailles, on dîne en terrasse le soir, on fait la fête en bord de mer… C’est un peu une dolce vita hyeroise.
9. Ce festival, c’est également l’occasion de découvrir les créateurs de la région. Parmi eux, je vous recommande chaudement de prendre un instant pour rencontrer mon amie Charlotte qui a fondé sa marque d’accessoires Maison Chacha.
10. Last but not the least, si comme moi, vous louez un véhicule pour l’occasion, je ne peux que vous recommander de vous échapper une 1/2 journée à St Tropez (destination chère à Karl !) ou à Porquerolles et découvrir la beauté de ces deux adresses hors saison.

Deux comptes Twitter à suivre pendant le Festival : @LoicPrigent @Oh_hyeres – Retrouvez moi également sur @Instagram et sur @Snapchat

(Image : la silhouette du gagnant du festival 2014 Kenta Maatsushige, photographiée par Anna Orlowska)

crédit photo : Saskia Lawaks, Facescoop
Fashion week & Salons, Marketing et Storytelling, STYLE

Hyères Festival x Kenzo : le joli festival de mode des grandes marques ?

… Oui cela pourrait être quasi une collab tant l’implication des directeurs artistiques de Kenzo, Carol Lim & Humberto Léon, est mise en avant dans cette prochaine édition du Festival de la Mode et de la Photographie de Hyères, qui se déroulera du 25 au 28 avril prochain.

Avantage majeur : la médiatisation. Retournons 4 ans en arrière, le festival avait déja presque 20 ans, et il y régnait une atmosphère quasi familiale. Jean-Pierre Blanc ramait pour obtenir des sponsors, faire financer les défilés, soutenir les créateurs en compétition, rémunérer ses équipes.
2014 : le duo créatif de Kenzo débarque et parraine la nouvelle édition. Une soirée shootée par Say Who ou Didier Grumbach trinque avec Carol et Humberto célèbre cette union.Chloé Sévigny compte parmi le jury. Et last but not the least, Chanel annonce son soutien au festival en finançant un prix.

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Silhouettes en compétition : Yulia Yefimtchuk (Ukraine) et  Kenta Matsushige (Japon). Images : The Stimuleye.

Alors que j’y vois un certain nombre de qualités (plus de visibilité pour les jeunes créateurs et les photographes, plus de moyens pour les organisateurs, plus de public assistant au Festival, donc plus de business pour la région), j’y vois aussi une nouvelle ère pour le Festival, moins ouvert, plus élitiste, plus cadré.
C’est évidemment une très bonne nouvelle et une véritable reconnaissance pour le travail de Jean-Pierre Blanc, de la Villa Noailles et du 2ème Bureau, mais le festival n’est il pas en train de se transformer en une opération de brand content pour Kenzo (Chanel, Galeries Lafayette…) ?
Kenzo a désormais mis un pied dans la mode et le brand content, notamment culturel, en lançant par exemple le magazine artistique et décalé Kenzine, en association avec ToiletPaper, le mag arty de Maurizio Cattelan & Pierpaolo Ferrari.

Je lisais ce week-end l’interview des frères Karmitz (les héritiers MK2) qui exprimaient leur point de vue sur leur relation aux marques (notamment dans l’opération Cinéma Paradiso) et leur volonté d’apporter une nouvelle dimension au cinéma de papa, en y intégrant une nouvelle dynamique avec les annonceurs, pour apporter une expérience différente au public (et accessoirement financer l’entreprise autrement que par les tickets d’entrée) qui intègre le cinéma comme une mode de vie réunissant un restaurant, un club, un bar, des boutiques… C’est aussi, sans doute, ce qui leur permet de rester un groupe indépendant. Les deux frères viennent d’ailleurs de lancer 2 salles de cinéma – Madame et Mademoiselle Cinéma – au Palais de Tokyo.

Du coup, la question que je me pose est la suivante : à l’heure où les marques revendiquent leur savoir-faire et leur storytelling en créant du contenu culturel (ex : : l’exposition N°5 de Chanel au Palais de Tokyo, l’exposition Nect’art de Guerlain ou dans un autre genre, les interviews de Garance Doré pour le lancement de Kering) ou en créant leur propre prix (LVMH prize) restera t-il encore des événements ou des rendez-vous dans la mode ou la culture déconnectés de tout partenariat de marque ?

(portrait Carol Lim & Humberto Leon, crédit : Saskia Lawaks, Facescoop)

Culture mode

L’enfant sauvage


Chanel, Automne-Hiver 2011

Ces derniers temps, je m’interroge sur le discours de communication des marques de mode. Le manque d’audace, la folie des égéries, le manque de subtilité, l’humour, la créativité…
Si Lanvin a fait sensation avec sa campagne print et web illustré par Pitbull, priant pour un peu plus d’humour, faisant la guerre à la morosité, je suis un peu plus sceptique quant à la dernière campagne Chanel (en 4ème de couverture de Libération hier !).
Freja, mise en scène par Karl Lagerfeld et Carine Roitfeld, rejoue l’Enfant Sauvage de Truffaut. Si le film expose avec justesse la question de l’éducation et du savoir, tout comme celle de notre relation aux autres, je m’interroge sur les revendications de Chanel sur ce terrain. Certes, Coco tenait à tout prix à concevoir une mode portable et accessible aux femmes, mais aujourd’hui, et compte tenu du positionnement de la marque, n’y a t-il pas une certaine ironie à militer pour ce principe de mode de la rue ?

Actu mode

Mode + Musique = ?


Chanel, Défilé Printemps été 2011 au Grand Palais. Image : Chanel

Je suis passée par un tunnel… et partie prendre l’air…
A la veille de ce Bastille Day et de quelques jours de vacances, un peu de mode et de musique. Deux sujets intimement liés : regardez la dernière collab de Dolce & Gabanna avec l’artiste Florrie sur son dernier clip…
Sur des sujets plus basiques, citons Karl qui a choisi un orchestre symphonique de 80 musiciens pour illustrer un défilé Chanel, ou encore le tee shirt à l’effigie de Joy Division, devenu un classique des hipsters et des punkrockers…

Voici le point de vue d’Alex Noble qui révèle que la mode et la musique sont désormais de véritables partenaires, liés sur tous les plans…

 

Et vous, vous avez des exemples qui lient la mode et la musique ?

Actu mode

The Tale of a Fairy x Chanel

chanel cruise 2012 Freja Behar

Impossible de ne pas vous proposer de découvrir le film court de Karl Lagerfeld, un petit bijou de luxe mettant en scène les égéries de la maison… Un bel exemple de brand content de marque de luxe. On ne se contente plus aujourd’hui de défiler sur les podiums, on raconte une histoire aux clientes et aux internautes… L’histoire est à la fois kitsch et rétro, la photographie est belle, les personnages excessifs et attachants…


Film réalisé par Karl Lagerfeld, produit par Walter Films.

Culture mode

Revue de presse

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Voila un petit moment que je n’avais pas proposé un petit décryptage de magazines…
Focus sur Grazia et Jalouse.

Grazia. En couv, Lou Doillon. Je n’ai rien contre Lou Doillon, mais là, l’interview manque cruellement de profondeur. La journaliste y est certainement pour quelquechose. En clair, on essaie de lui faire dire que sa famille est tellement pesante par sa notoriété, qu’il lui a fallu se battre pour devenir ce qu’elle est…
Sérieusement, un autre angle sur Lou Doillon, son approche de la mode ou ses références stylistiques, n’aurait il pas été un brin plus instructif ? Ah oui mais Grazia, c’est quand même un peu people… Donc la coverstory c’est quand même le contenu qui doit faire vendre. Ce qu’on a envie de savoir, c’est comment elle gère ses relations avec sa mère et ses soeurs, si elle sort tous les soirs, si elle est capricieuse… Bref, si elle a des sujets intéressants à raconter aux lecteurs… Ok, donc j’avais oublié entre le Spécial Mode et le Spécial accessoires, que Grazia c’était de la mode  ET du people… Le spécial jeans ne m’intéresse pas. En revanche, bravo à la chronique de Coco, toujours instructive. Ici, consacrée à Inès au dernier défilé Chanel…

En fait, Lou Doillon aurait pu faire la couv du Jalouse. Car Lou Doillon pourrait être une slasheuse…
Une quoi ?
Une slasheuse… C’est le propos de Jalouse ce mois-ci. Ces filles hybrides, it girls, chanteuses, mannequins, djs, muse, créatrice, artiste, skateuse, icône…
Choisies pour illustrer le topo : Erin Wasson, Irina Lazareanu, Mohini Geisweioller et Alexandra Richards… Des copines de Jennifer Eymère ? C’est possible… A n’en pas douter, la rédactrice en chef a défini sa ligne éditoriale sous l’angle « album de famille ». La belle devrait réaliser son propre Facebook ou un arbre généalogique modesque, on y retrouverait très certainement les gens les plus hype de la planète. Joli catalogue d’auto promo en somme…
J’ai toujours aimé Jalouse pour son approche pointue de la mode et des tendances, mais là j’ai, tout comme Grazia, l’impression de me retrouver dans un magazine people, où il est bon de revendiquer une attitude et un mode de vie (la hype, les soirées, le baron, le crew, etc…)
En revanche, coté mode, sur tout le premier cahier, le magazine se défend bien. Normal, c’est Laure Ambroise aux platines. Le papier baptisé « Changement de cap » sur les collections croisière est visuel et l’angle choisi (elle traite le papier par tendances) bien illustré. Jolie maquette. Idem pour la rubrique Warning, qui permet de repérer les marques à suivre…

Une fois n’est pas coutume, Jalouse m’ennuie. Grazia aussi. Match nul.

Culture mode

Histoire(s) idéale(s) de mode

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Popy Moreni, Automne Hiver 88/89. © Guy Marineau

Nous avons une chance inouïe à Paris, nous côtoyons le berceau de la création de mode. Sans me vous plonger dans des banalités du genre Paris is so Haute Couture you know, je trouve que l’on peut être encore (pour combien de temps ?) fier et sensible au fait que la mode, la création, les couturiers soient encore et toujours réputés à Paris.
En parallèle, nous regorgeons de lieux où nous instruire et nous cultiver côté mode. C’est une chance.
Lorsque l’on me demande où je vivrais ailleurs qu’à Paris, je réponds Paris. La culture, même si on l’approche de loin, même si on ne la sollicite pas comme on voudrait (par manque de temps, d’envie, de moyens…), la culture est ultra présente en ville : expos, librairie, rue…

Ce qui m’a toujours passionné avec la mode, c’est son interprétation : le vêtement sur moi, le vêtement sur les autres, un tee-shirt, un smoking, la photo, les collections, l’artisanat, les stylistes, les bloggeurs, la vidéo, les mariages, les accessoires…

J’aime les expositions du musée des Arts Décoratifs, parce qu’elles sont singulières. Stimulantes, accessibles, bien construites, elles me font souvent rêver. De Rykiel à Vionnet, en passant par Lacroix et en déviant sur Antoine+Manuel, j’ai toujours pris plaisir à visiter ces expositions. D’abord du fait du lieu qui les héberge, dont la nouvelle aile, qui abrite l’expo Animal, est sublime, et parce qu’elles m’emportent toujours un peu, et m’inspirent. Elle m’apportent même souvent une forme de respiration, un peu comme un sas de décompression. J’y vais souvent seule, pour le plaisir de divaguer, prendre le parcours à contresens, voler quelques photos, observer les mamies (allez comprendre : j’y vais souvent à l’heure où débarque un car de retraitées…)

Je vous invite à découvrir donc rapidement Histoire Idéale de la Mode Contemporaine. Orchestrée en deux temps (jusqu’au 10 octobre, vous découvrez les années 70 / 80 puis, un deuxième volet sera consacré aux années 90/00 ). Une fabuleuse rétrospective en images et en vêtements qui célèbre ces années où Inès de la Fressange défilait pour Chanel et Castelbajac, où Gaultier jouait les impertinents, où Popy Moreni détournait les costumes de la comedia dellarte en vêtement de tous les jours, et où l’on découvre le premier défilé, en 1989, d’un jeune belge prénommé Martin (Margiela)…

Les Arts Décoratifs, 107 rue de Rivoli, 75001 Paris.
M° Palais Royal / Musée du Louvre
Du mardi au dimanche, de 11h à 18h, le jeudi jusqu’à 21h.

Actu mode, Fashion week & Salons

Red St(y)letto

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Cette beauté en blouson rouge a un faux air d’Elodie Navarre, non ?

Alors que la fashion week parisienne vient de s’achever, avec son lot d’anecdotes balenciagesques ou chaneliennes, je vous propose quelques clichés shootés ces derniers jours. Je vais presque regretter que tout cela se termine, je finissais presque par aimer rester dans le froid glacial des Tuileries pour découvrir tous ces looks, toutes ces silhouettes sur les podiums et cette ambiance un peu électrique et totalement superficielle…

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Roland Mouret

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Maxime Simoens

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Chanel Show

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THE Red lips by Coco Rocha

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Erotokritos

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Chanel Show

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Narciso Rodriguez

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Mademoiselle Agnès et son Red Chanel bag, Show Chloé

J’ai hâte de vous reparler, mais pas tout de suite hein, du défilé Chloé où le pantone « caffe latte » était de rigueur : du camel, du camel et du camel en folie, et puis un peu de noir, un peu de rouge, et du camel et encore du camel sur des filles gaulées comme Farrah Fawcett à l’époque de Drôles de Dames, vous voyez ?! L’une des plus belles collections de la prochaine saison pour moi. Et puis aussi le petit prodige Simoens, les robes de Narciso Rodriguez, Celine selon Phoebe Philo, l’exposition Saint Laurent… Bref, tout plein de posts à venir… En attendant, c’est Kusmi tea detox et ginseng en cure !

A très vite !

Découverte Mode

Maison Michel

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Pendant la fashion week parisienne, Maison Michel et sa charmante D.A Laetitia Crahay, investissaient une charmante boutique ancienne de la rue Montpensier afin de présenter les collections d’accessoires de l’été prochain.

Contact pris avec Angélique, l’attachée de presse et quelques échanges de mails plus tard, me voici sur mon velib direction les Jardins du Palais Royal pour découvrir les oreilles chères à Lily Allen et Courtney Love et les délicats couvre-chefs qui font la réputation de la Maison.
…Ou comment remettre au goût du jour et quasi rendre quotidien, les coiffes, les feutres, les chapeaux, les canotiers, les voilettes et même les chapeaux de pluie chers à nos grand-mères, hier ringards et désuets, désertant les rayons des magasins (à l’exception me semble t-il du Bon Marché) et aujourd’hui vendus chez Colette.

Responsable des accessoires et des bijoux Chanel depuis huit ans, Laetitia a soufflé un vent de belgitude et donné du twist à cette petite maison artisanale au savoir-faire unique. Au delà d’être une personne charmante et pleine de fantaisie, Laetitia est surtout une grande travailleuse qui s’inspire de la rue comme de la culture vintage et qui a su rajeunir la maison Michel en proposant une offre funk’and fashion, grâce à ses fameux headbands

Quand on sait que les front row s’affichaient avec feutres et bonnets sur leurs têtes, tandis que la coupe au bol est en passe de devenir le nouveau hairstyle de la saison, on peut imaginer que la Maison Michel a tout bon…

Je vous laisse découvrir la collection en images…

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Humeur de mode

Age de raison

Jakandjil.com

Jakandjil.com

Il m’est arrivé un truc très bizarre cette semaine.

Alors que certaines d’entre nous tentent d’éloigner de leur itinéraire quotidien tout magasin espagnol ou suédois qui se respecte (si vous vivez à Paris, comme moi, à moins d’être dans un quartier totalement dépourvu de modasseries, vous devez forcément en trouver un pas trop loin de chez vous…), moi j’y vais. Et même que j’y reste. Longtemps. Très longtemps. Et que je prends plein de trucs sous le bras. Et que dans un quart de seconde de lucidité (j’ai déjà deux boyfriend, quatre cols v blancs, un blazer gris et un bleu, un perfecto en peau, un autre en cuir, et des chaussures à clous en beige, en gris et en noir, un cardigan rose fuschia, un cardigan rose moins fuschia, et je parle pas des chaussures…)(oui je sais j’ai des quarts de secondes qui durent) je repose TOUT.
Mais TOUT je vous dis.

Et je me barre, la tête haute, la cb fière, d’un pas décidé, frondeuse et téméraire (ouais même pas mal!) ! Et vous savez ce que j’ai crié ?????

Youpiiiiiiiiiiiiii !!!!!!!!!

Je suis devenue adulte, vous croyez ?

PS : Sinon, j’adore les bijoux et le joli couvre-chef de Laetitia Crahay pour Chanel que l’on découvre sur la photo. Laetitia est également la directrice artistique de la Maison Michel… Une tuerie ! C’est ici !

Actu mode, Blogging

The Lady Noir Affair

Un film publicitaire uniquement visible sur le net ? Une première pour Dior ! En effet, la marque de luxe vient de lancer depuis quelques jours la diffusion d’un film dédié à son dernier sac Lady Noir, le Lady Dior redessiné par John Galliano. L’actualité favorise évidemment la comparaison quasi systématique avec le film de Jeunet sur Chanel et incarné par Audrey Tautou. Mais la comparaison s’arrête là, car question qualité et mise en scène, Dior l’emporte sans problème !

Le film fut présenté à quelques happy blogueurs en début de semaine par Dior et l’agence Balistik’Art. Un premier pas vers les blogs couronné de succès. Eh oui, à ma grande surprise, Dior n’avait encore jamais communiqué avec des auteurs de blogs…
Le film d’Olivier Dahan est un bel objet de communication autant dire un investissement risqué – même s’il est maitrisé, c’est Dior, faut pas exagérer ! – mais je salue la marque et son directeur marketing online d’avoir osé mettre en oeuvre une production 100% web.
Dahan a investi la Maison de la Chimie, aux tonalités art déco, pour ce film noir de six minutes vraiment très abouti. J’aime particulièrement son esthétique et son image, sans parler de la musique, présente dès les premières secondes, et des décors à l’atmosphère so hitchcock…

Je vous laisse le découvrir ici.

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Portrait de mode

Quand le make-up devient hype

Vlada Roslyakova “Plein Hair” , VOGUE France.
Photographe : David Mushegain, Style : Julia von Boehm, Make up by Aaron de Mey.

Source :The Great Diorette @ TFS


…Ou comment un pro du maquillage qui aime la mode peut vous faire basculer dans l’univers de la hype fashion.

Un postulat chez les marques de luxe et de créateurs : un couple D.A / marque qui fonctionne est le symbole d’une réussite, d’une personnalité, d’une signature, d’une image… La valse des créateurs de mode à la façon du mercato footbalistique ou télévisuel en est la preuve : les directeurs artistiques sont aujourd’hui de véritables valeurs ajoutées qui s’échangent, se valorisent, se vendent, s’achètent… Autrement dit : pas de D.A, pas de C.A !
Et plus ils aiment les médias, meilleures sont les retombées presse !
A l’instar d’un John G. qui a fait de ses clôtures de défilés très personnelles, un axe de médiatisation, ou Marc J., qui a commencé par la fin avant de lancer le show et ainsi défrayé la chronique. Ou encore d’un Ricardo T. ou d’un Nicolas G. qui ont su réveiller de belles endormies, et copiner avec les rédactrices et les icônes modesque…

Jusqu’ici, je ne vous apprends rien.

En revanche, les D.A beauté, s’ils sont convoités, ne m’ont jamais semblés autant médiatisés que les créateurs de mode. Sans doute, parce qu’ils sont moins impliqués dans les influences, les phénomènes et la vie sociale modesque.
Entre conseil pour une bouche dress to kiss et tendances de la collection AH08 par…, on demande surtout à un D.A qu’il s’en tienne à son job de maquilleur et de créateur de palettes… Point.

J’ai donc été plutôt surprise par le choix de la maison Lancôme.
Pour sortir un peu des carcans de la beauté marketée, ils ont privilégié une personnalité atypique, qui certes ressemble plus à Iggy Pop qu’à une icône, mais qui va sans doute apporter une autre dimension et une autre vision à la marque, et à priori également à la fonction de Directeur Artistique sur le créneau du maquillage. Aaron de Mey.

Ce néo zélandais, 35 ans, blond aux cheveux filasses, au look slimanien, curieux de tout, passionné par l’art et la peinture, et last but not the least amis de quelques égéries modesques (Daria, Kate, Courtney, Chloé, etc…) est un petit génie des backstages et des séries mode. Ses looks maquillage sont réputés pour leur audace, leur style décalé et ultra féminin. Tisci, Testino et Sorrenti ne jureraient plus que par lui…

Le privilège des marques de luxe, c’est de pouvoir prendre des risques là où l’on ne les attend pas, car elles en ont les moyens. Surtout quand elles s’appellent L’Oréal.
Le tournant que prend ici Lancôme est intéressant : cette marque qualifiée de statutaire, classique et lisse, fait appel à un déjanté du maquillage, un peu borderline, excentrique et impertinent. C’était sans doute un peu nécessaire indispensable après le flop du recrutement de Gucci Westman, partie depuis chez Revlon.

Aaron démarre fort sa collaboration avec Lancôme et lance dès septembre un collector évènementiel qui va certainement permettre à la marque d’affirmer son identité plus élitiste et plus pointue sur sa gamme de maquillage (à l’image d’un MAC ou d’un Chanel) : un rouge à lèvres et un gloss noir pailleté (cela peut paraitre étonnant mais le mix des deux sur les lèvres est plutôt réussi), deux exclusivités logées dans un simple coffret noir siglé Aaron de Mey et édité en 1000 exemplaires.
Chic, sobre, simple, attractif, exclusif.

Aaron de Mey. A suivre, donc…