Ce week-end, j’ai cru que nous étions en octobre. Temps pluvieux, manches longues, collants et bottes, bonjour l’angoisse !

Je me répète, mais ce temps m’ennuie : j’ai à peine pu porter mes robes d’été, les terrasses de café me font encore de l’oeil sans que je n’ai pu céder, les balades nocturnes sont risquées et fraîches.

Si je résiste encore à l’appel des collections automne-hiver, j’ai bien envie de passer faire un tour au Bon Marché cette semaine afin de découvrir les premières pièces de la saison. En cette période, j’adore aller dans ce grand magasin d’un calme absolu où la musique classique vous transporte jusqu’aux petites mailles Joseph, aux jeans APC et aux top Marant. L’air de rien, comme ça…

Parmi les silhouettes qui ont retenu mon attention, j’ai repéré celle ci.
La collection automne hiver de Barbara Bui m’intrigue. Certaines pièces sont loin de moi, et d’autres ont carrément retenu mon attention, et commencent à sérieusement exciter ma cb.


Barbara Bui Automne Hiver 2008, ELLE.FR

J’ai retenu celle ci. Je l’aime simplement parce qu’elle brille… J’aime cette robe de fille portée sur un pantalon. Son côté garçon manqué. Comme si je portais des baskets avec une pochette habillée ou bien une veste d’homme sur une robe.

J’ai du lutter pour arriver à bon port, flamme oblige, mais je suis arrivée saine et sauve au Bon Marché.

J’aime bien aller au Bon Marché le lundi. Les allées sont calmes, les vendeuses pas reveillées, la semaine redémarre.

J’aime bien le Bon Marché. Ses vendeuses austères qui vendent du Jérôme Dreyfuss, en faisant l’article sur la qualité et le cuir, et “Oui, Madame, c’est un sac de très belle facture, il reprend des noms de jeunes garçons, ce créateur est très à la mode“. Ses espaces de repos gardés par des toiles d’art contemporain. Sa mezzanine de petites marques de mode (avec le plus long Comptoir des Cotonniers que j’ai jamais vu). Son espace luxe et créateurs absolument désert, mais fabuleusement beau. Ses vendeuses de fourrure old school. Sa Grande épicerie. Son vendeur de sushi.

Bref, j’aime le Bon Marché, même si je n’y achète jamais rien.

J’en ai profité lundi pour découvrir la performance, le happening d’Agatha Ruiz de la Prada sur le pont qui relie l’appartement de mode et la mezzanine qui nous emmène direct chez APC.

Ce qui est bien quand on est un peu connu, c’est qu’on a le droit de faire à peu près n’importe quoi, ça passe toujours. Agatha, elle est un peu barré, elle a conçu une forêt de jambes en collants dans les tons rouge et fuschia. C’est assez étonnant, ça a le mérite de retenir l’attention, mais je j’ai pas trouvé cela si joli. Amusant, mais joli, non !
En revanche, j’ai bien aimé les petits papiers à emporter, comme les calendriers dont on retire une feuille chaque jour. L’idée est simple mais il fallait y penser…


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