Alors, j’ai bien pensé à ne rien vous proposer comme fetiche silhouette cette semaine. Et pourquoi me demanderez vous ?

Parce qu’en ce moment – je ne vais pas non plus vous raconter ma vie sur ce blog, mais… – j’ai le blues. Et donc je me suis dit pas de fetiche silhouette, parce que là au moment où je vous écris, j’ai envie d’un baggy ou d’un bon Betty’s trouser, d’un gros pull et d’un sweat à capuche, d’une paire de chaussons-chaussettes et d’un chocolat. Chaud. Et de ne ressortir qu’après avoir hiberné.

L’été prochain.

Et puis qui dit blues, dit bleu. J’ai eu envie de bleu. Le bleu, il faut savoir qu’à part en denim, je n’en porte jamais. Sur moi, c’est terne. Moche. Sans intérêt.
Alors j’ai cherché un bleu lumineux, drôle, sympa, un peu funky…

Et j’ai trouvé ça :

Si je ne suis pas très col claudine – trop clown à mon gout -, j’aime bien cette veste courte un peu baby doll, associée à ce flare, les mains dans les poches (vous me connaissez maintenant, vous savez que c’est mon truc), et ce pull tire bouchonné sous les manches trois quart de la veste. Bref, une silhouette un peu légère…

Concours du jour : qui a réalisé cette silhouette ?
La gagnante – celle qui me donnera la bonne réponse – recevra le magazine Air de Printemps par courrier et pourra venir assister, avec la personne de son choix, à la Remise du Prix de la Mode au Printemps Nation jeudi 2 octobre à 18h (un petit cocktail est prévu et vous pourrez rencontrer les créatrices finalistes).

Bonne journée !

Je ne suis pas ce que l’on appelle une grande sportive. Je ne suis pas sportive. PAS DU TOUT.
Régulièrement – à peu près une fois par an – je cours au Bois de Vincennes pour éliminer un déjeuner de famille trop copieux. 25 minutes plus tard, alors que j’ai à peine commencé à éliminer, je me retrouve à faire la queue à la boulangerie du quartier. Les efforts, ça creuse.
Mon addiction au sport s’arrête généralement après le premier pain au chocolat.

Pourtant, j’ai toujours été attirée par les vêtements techniques. Enfin, techniques… Quand ils sont signés Stella Mc Cartney, Missy Elliot ou Y3. J’ai même lorgné pendant quelques années sur un bas de jogging à trois bandes noir et or. Puis j’ai eu envie de rose poudré. Puis de blanc. Mais je n’ai jamais cédé à la tentation du low style élastiqué à la taille. Le jogging ne passera pas par moi. C’est ce que j’avais dit.

En revanche, les hoodies ont toujours été un vrai péché mignon. Ils ont casualisé mon paletot l’an dernier, et apporté une espèce d’allure relax à des silhouettes rock et noires.
Porter un hoodie, ce n’était pas comment porter un bas de jogging, je n’avais pas l’impression de pervertir mon dressing, même les Vanessa et les Isabel s’y étaient mises (caution modesque).

Et puis je suis tombée sur la pièce que j’attendais sans le savoir : le Betty’s trouser.


Photo : l’atelier d’une fée

Et là, tous mes souvenirs me reviennent : mes salopettes reboulées, mes blousons trois bandes, mes sweats Carharrt, le concert de NTM au Zenith en 1995, ma première veste en jean, mes Patrick Ewing…
Ce Betty’s trouser c’est un peu un doux rêve de jeunesse remis au goût du jour. Joliment coupé, toucher so sweat, main dans les poches…
Il ne me reste plus qu’à remettre la main sur ma veste en jean du lycée…

Betty’s trouser, L’atelier d’une fée