Image : Claude Nori

Image : Claude Nori

 

Non, il n’est pas question de cinéma ni de mafia modesque. Je pars quelques jours à Catane, à l’est de la Sicile.
Je pars seule. Pour moi, c’est une véritable petite victoire personnelle. Après une semaine de débat, je suis enfin excitée à l’idée de partir à l’aventure tout en me faisant plaisir. J’ai réservé via Laterooms un bed and breakfast qui m’a séduit par ses petits déjeuners siciliens bios (je suis une fan des petits déjeuners d’hôtels).
Je posterai certainement de là bas.

Dans ma valise, j’emporte des robes, mon boyfriend short, mes spartiates, 3 maillots de bain, 2 paires de lunettes de soleil, mes sacs en toile Becksondergaard, ma crème solaire, mon huile prodigieuse, ma cure d’Oenobiol, un tas de nouveaux bouquins (et notamment “Les privilèges” de Jonathan Dee et “Polina” de Bastien Vivès). J’embarque aussi mes vernis car ne rien faire c’est aussi prendre du temps pour soi !

J’ai envie de réécouter Henri Salvador et son magnifique “Syracuse”… Vous me conseillez quoi pour ma playlist de vacances ?

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Collection d’Emilie Meldem, Hyères, 2011. Image : motsdemode

Emilie Meldem fut un coup de coeur visuel et graphique. Jamais une collection aussi peu portable ne m’avait touchée à ce point (moi the basics queen).
Peu portable et néanmoins empreinte de codes modesques familiers : le beige, la cape, le cuir naturel… Elle profite de la nouvelle édition de ce Festival pour faire preuve de son audace et se lancer dans l’excentricité (ce qui n’est pas tellement le fort de Suisses, il faut le reconnaitre). Elle réinterprète les codes de la Suisse et met en lumière ses paradoxes de modernité et de tradition bien ancrée.

Déja lauréate sur ses terres du Swiss Design Award, miss Meldem remporte ici un prix de principe (en effet, Marie nous rappelle que la mention spéciale du Jury n’est pas financièrement primé) qui nous l’esperons lui permettra de se lancer in the real life of fashion.
A un moment, les prix suffisent, cette activiste – par ailleurs auteur d’un chouette manifeste présentant son oeuvre pour Hyères – mériterait de passer à la prochaine étape : le business.

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Collection de Maryam Kordbacheh, Hyères 2011. Image : motsdemode

La créatrice Maryam Kordbacheh a concouru à Hyères avec une collection féminine et délicate. Lors de la présentation, j’apprends qu’elle a travaillé pour chaque silhouette avec un seul morceau de tissu. Son travail me rappelle Vanessa Bruno ou Paule Ka, un peu d’Anne Valérie Hash… Ce festival, c’est un superbe moyen d’entrer dans la lumière… Je lui souhaite de trouver une issue pour être commercialisée. Si son travail n’est pas nouveau, il est définitivement de qualité.

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