Zapa Printemps été 2010 - DR

Zapa Printemps été 2010 - DR

Bon allez, soyons honnête deux minutes : est ce que vous auriez parié sur Gérard Darel avant que Charlotte vous fasse l’article sur le fameux sac qui porte désormais son prénom ? Avouez que non. Moi pas deux secondes… Et voilà que maintenant c’est Robin Wright qui en est l’égérie. Santa Barbara est bien loin des rues parisiennes, mais je trouve que ça lui réussit plutôt bien. Un joli univers pour une marque qui me séduit de temps en temps par son approche élégante et mode, mais sans chichi : des pièces bien coupées, de jolis accessoires, une image lisse, qui mériterait un peu d’être réveillée par une pointe de rock.

Quand je suis allée découvrir la collection de Zapa, j’ai aussitôt pensé à Darel.
Un désir fort de se repositionner sur le créneau de la jeune femme de 30 ans qui aime la mode (le créneau dont rêvent toutes les marques pour femmes en fait !) sans perdre sa cliente actuelle (la femme de 45/55 ans), une histoire à raconter (la marque existe depuis 1972), une directrice artistique un peu rock (Isabelle Ballu) et une égérie un peu lisse mais chic (Inès Sastre). Autant d’ingrédients qui font un mix mode plutôt réussi du point de vue commercial. Un Gérard Darel bis, en somme…

Question mode, disons le tout de suite : c’est pas encore joué pour mon dressing. Entre les imprimés libellules et les robes de cérémonie, j’ai du mal à trouver mon créneau de trentenaire modasse…
Sauf que je tombe sur quelques perles, celles la mêmes qui pourraient apporter cette fameuse touche de rock féminine qui manque à Darel aujourd’hui, et qui m’activent la circulation sanguine illico : boléro en cuir marron glacé, manteau en daim cognac, robe en mousseline noire, gilet à col v profond… Autant de pièces dans l’air du temps cette saison qui me laissent à penser que la collection d’hiver va me plaire…

Reste à savoir si la marque va accentuer les codes (le rock, le cuir, la féminité, la volupté…) qu’elle a amorcée et oser franchir le cap d’un style plus sexy et approprié aux femmes d’aujourd’hui, avec un parti pris plus fort et une attitude plus affirmée à la Penelope Cruz. Ce serait chouette, mais ce n’est que mon avis…
Pour avoir croisé deux minutes Isabelle Ballu dans les locaux de la maison (total look denim, lunettes de soleil oversized, bottes à talons de 12, lovely rock…), j’ai bon espoir…

Steve Mc Queen - Image : Nowness

Steve Mc Queen - Image : Nowness

Je pense que l’image se passe de commentaires… Juste “pour le plaisiiiiiir” dirait…

Je pensais à Steve Mc Queen, en allant voir le dernier Polanski : je n’ai pas tellement apprécié le film, mais j’aime beaucoup la photographie et la musique qui l’illustrent. J’aime bien les bandes son qui donnent du contenu à une séquence ou une action. Cela n’existe quasiment plus aujourd’hui Vous savez, un peu comme Michel Legrand pour des films comme l’affaire Thomas Crown…

Bon donc revenons en à Steve Mc Queen… Des mecs de cette allure, de ce charisme et avec une telle filmographie, vous en connaissez aujourd’hui ? Je vous donne Baptiste et vous me rendez Steve, ça marche ?

Le reste sur Nowness, ici !

la chemise en jean, ma nouvelle pièce fétiche

la chemise en jean, ma nouvelle pièce fétiche

Bon, hier soir, je me disais que ça faisait longtemps que j’avais pas épilogué, disserté ou cancanté sur une pièce fétiche de mon dressing. Sur les conseils de Fleur, je suis allée me mettre en quête de la fameuse chemise-en-jean-qu’il-faut-porter-cette-saison, ce week end. Sur le point de shopper la dite pièce culte PE10 chez l’espagnol, rattrapée in extremis par Pascal (mais malheureuse, tu vas pas aller te payer une chemise espagnole pour le prix de deux chez le suédois, allez hop file et que je ne te revois plus !!!!), je me suis pointée chez le suédois. Donc.

Après avoir enjambé deux vestes rouges Garden et quelques nanards en crochets, je la trouve.  Planquée. Elle m’attend, bien sagement.
Je l’aime déjà. J’essaie juste de comprendre l’intérêt de la vraie fausse déchirure sur le flanc, faite exprès. Le détail sans intérêt, mais allez comprendre, ca ne m’empêche pas de casquer et de repartir avec.

Ce qui est chouette avec ce genre de hunting, c’est le plaisir que vous procure la pièce tant recherchée, alors que vous ne vous y attendez pas… Définitivement, j’ai entamé une cure de désintox en matière d’achat compulsif. Et quand j’achète un vêtement désormais, j’ai vraiment envie :
1 : qu’il me plaise plus d’une soirée
2 : qu’il vieillisse avec moi
3 : qu’il puisse se porter de plusieurs façons et en toute occasion.

La chemise en jean, répond à tous ces critères. Je peux la porter sur une robe à pois, ou comme Foley qui me confie qu’elle a la même et qu’elle l’aime sur un slim, ou comme ByGlam sur une jupe et du plumetis, ou encore sur un carrot pant, ou un short, ou sous un blazer, ou un pantalon blanc, ou en total look jean (et là j’ai carrément hâte de choper le bon jean qui collera parfaitement à ma nouvelle amie) ou même sur un body en dentelle, chemise déboutonnée et manches retroussées (it’s raining meeeeeen alleluia)…

Giuseppe Zanotti @ Net a Porter

Giuseppe Zanotti @ Net a Porter

Prochain cas : la chaussure de fille. La vraie.

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