Mon petit panier en sucre, N2 (Les Néréides).

Mon petit panier en sucre, N2 (Les Néréides).

La semaine dernière, je suis passée découvrir la collections des Néréides et N2, à leur show-room parisien, rue du Bourg l’abbé…

J’ai toujours à l’esprit que les Néréides, c’est beaucoup trop junior pour moi. En fait, c’est une grossière erreur. A la limite, on peut considérer que N2 c’est pour les gamines, et que les Néréides, c’est pour les femmes, les vraies.

Bon, au vu de mon quotient intellectuel et de ma maturité, je préfère définitivement N2 : l’univers est ludique, décalé, coloré, fantaisiste… J’aime notamment toute la série d’accessoires autour des contes et des fééries joliment nommée “Mon panier en sucre d’amour” qui me renvoit vers l’enfance : Alice, Blanche Neige, et l’autre série toute aussi “cute” baptisée “Ce matin, un lapin…”.
Je serais assez curieuse d’assister au processus créatif car je m’interroge sur la façon dont la direction artistique brainstorme pour trouver les noms de ses collections…

Et vous, des petits chaperons rouges aux oreilles, ça vous inspire quoi ?

NEIMO - Esprit Factory, Le Bon Marché. © Elodie Chapuis

NEIMO - Esprit Factory, Le Bon Marché. © Elodie Chapuis

J’aime toujours aller au Bon Marché. C’est à chaque fois une expérience visuelle (moins sympa, l’expérience, pour ma cb…). En fait je n’y vais pas tant pour les marques (sauf celles de l’Appartement de mode) que pour les expositions et les scénographies sur le pont entre les deux magasins. Et puis aller flâner à la Grande Epicerie me fait systématiquement saliver…

Le Bon Marché vient de lancer sa nouvelle expo, Esprit Factory.
Dans un esprit usine désaffecté, en total décalage avec notre BM chéri, on en convient, Esprit Factory invite la nouvelle scène mode et artistique : Surface 2 Air, Commune de Paris ou Kitsuné investissent les lieux illustrés des images de la photographe Elodie Chapuis.

Kitsuné, par exemple, a souhaité apporter un regard contemporain sur la Bretagne (dont Gildas est originaire) et a carrément imaginé une collection dédiée, avec des pièces exclusives (de la maille pour hommes et pour femmes, fabriquée à Quimper, et un très joli foulard travaillé avec la maison Le Minor) conçues pour l’occasion. En parallèle, le plus chouchou des Bretons de la mode, aka Loïc Prigent, leur a réalisé une vidéo pour illustrer tout ça… A voir et à apprécier.

Esprit Factory, au Bon Marché.
Du 27 mars au 24 avril, au 2ème étage du magasin.

Andrea Crews - 10 rue Frochot, Pigalle, Paris. Image : Hélène Giansily

Andrea Crews - 10 rue Frochot, Pigalle, Paris. Image : Hélène Giansily

Je pars quelques jours. Je posterai (vive les hôtels avec connexion wifi, youpiiiii). Je doute que là ou je serai, il y ait beaucoup de décryptages à faire, notamment question mode, mais sait-on jamais. Je pars avec deux trois personnes lookées, y aura peut être du potentiel modesque à dénicher entre deux vins chauds…

Vous connaissez Andrea Crews ? C’est le collectif de Maroussia Rebecq… Des activistes de la mode qui détournent, customisent, réinterprétent des vêtements et réalisent des performances toujours très chouettes autour de leurs collections (la dernière fois c’était à Beaubourg, dans le cadre d’une production intitulée Hors Pistes).
Andrea Crews fait partie des petites marques (ou devrais je dire des initiatives) qu’il faut soutenir et supporter pour qu’elles puissent poursuivre leurs projets dans de bonnes conditions et notamment apporter un peu d’air frais à la mode…

Si vous ne connaissez pas leur travail, je vous invite à découvrir leur shop, rue Frochot à Pigalle, qui va bientôt fermer ses portes pour cause de propriétaire sur le retour (ils squattaient, mais aujourd’hui, bien qu’ils souhaitent y rester dans les conditions légales, ils sont quand même mis à la porte…)

Pour celles et ceux qui seront à Val d’Isère le week-end du 9/10/11 avril, retrouvez le collectif ici.
Et pour les infos sur Maroussia et Andrea Crews, c’est sur le blog de Colette : .

Bon week end !!!