Aucune volonté, je n’ai AUCUNE volonté.

1. Je m’étais promis de ne plus vous faire l’article sur la dernière paire de chaussures qu’il me vous faut
2. Je m’étais promis de ne plus m’acheter de chaussures
3. Je m’étais promis de ne plus rien m’acheter du tout avant au mois 2009 voire même 2010.

A l’heure où je vous parle, j’ignore comment je vais résister à la tentation de talons de 10. Pas une vulgaire et énième paire. The One. Celle que je cherche depuis un bail (je suis longue à la détente, fallait que ca monte au cerveau vous comprenez), et que j’ai le malheur de trouver là, maintenant que je suis ruinée, et que mon banquier me fait la gueule (j’avais réussi à le soudoyer depuis quelques mois, mais là c’est l’incident diplomatique)

LA tentation s’appelle Togga.

Togga black leather Gladiator.

Je fais quoi moi maintenant ? Je fais les 3×8 ? je perds un rein ? J’envoie des calissons au directeur de mon agence ? Je fais ma fille devant mon brun ??? Non, ça je peux pas.

Il y a des jours où je maudis mon banquier la mode… Pour la peine, je pars m’acheter quelques magazines, tiens…

Les prochains mois, mon dressing va crier famine et ma cb va devoir se mettre au régime, alors je pense déjà à partir en retraite, loin là bas au fin fond des calanques, pour éviter toute tentation modesque. C’est bon de rêver !

Je vais donc organiser un vide dressing au mois de septembre. Il y aura plein de trucs : du Zadig, du Vanessa, du Maje, peut etre même du Dior, de l’espagnol, du suédois et plein de trucs jamais portés (ou à peine).
Si vous êtes intéressée, envoyez moi un petit mail au cours de ces prochains jours, afin que je vous confirme le jour et le lieu dès que je serai fixée.

S’il existe bien une maison à laquelle je ne prêtais aucune attention en matière stylistique jusqu’à cette saison, c’est bien la maison Balmain.
La Karl du mois pourrait être : “il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis”, (quoique je doute qu’il puisse employer des proverbes aussi attendus) en particulier en matière de mode où les tendances et les looks font et défont notre dressing : une saison j’aime, la suivante je déteste, tiens cet hiver j’adooore et l’été prochain je serai déja lassée (voire au bout d’une ou deux semaines).

En bref, la mode c’est cyclique, mais je ne vous apprends rien.
J’ai d’ailleurs remis la main sur un long gilet gris en cachemire et soie de marque espagnole. Alors que l’on en faisait l’apanage l’an dernier à la même époque, porté à même le legging, cette saison, je le trouve sans intérêt, d’autant plus qu’il bouloche grave, mais ça j’aurais du m’en douter, au vu de sa provenance.

Toujours est-il que dans la manne des dégaines d’Alexander Wang, je voue un culte absolu depuis deux saisons au look veste + débardeur + slim + mains dans les poches. Au point d’avoir envie d’en faire mon uniforme de travail.


Balmain, Automne Hiver 2008/09, Vogue.fr
Ceci explique donc pourquoi, et comment, j’ai pu tomber en arrêt devant cette fetiche silhouette de Christophe Decarnin pour Balmain. Alors que j’avais l’image d’un mec plus jet set que couture, plus Christian Audigier que Phillip Lim, j’avoue je le jure je ne m’attendais pas à ce look dans les collections automne hiver de la maison. Un veste de smoking 80 sur un total look noir avec une allure un peu loose (exit le sarouel pour moi qui suis plus proche du physique d’une Lily Allen que d’une Marie Amélie Sauvé, c’est comme un doux fantasme).

Et les chaussures !!! Quelqu’un connait il leur prix ?
Je suis comme prise de sueurs froides, ma cb est au régime…