Il se passe un truc depuis quelques jours. Un truc assez curieux. Rapport à ce blog. Des personnes me contactent pour des projets, je reçois des invitations à des présentations, des propositions de partenariats, des cadeaux, des communiqués de presse… Aussi étonnant que celà puisse paraître, j’en suis très heureuse. Même si ce qui va suivre ne va pas aller forcément dans le sens de l’histoire.

Quand j’ai lancé ce blog, j’avais déjà l’expérience d’un premier projet derrière moi. Un blog où j’aimais parler de mode, mais aussi des lieux que j’aimais, des expos, des restos, des boutiques… Un blog qui a révélé une part de moi-même et je dirais même qui m’a révélé d’autres sujets que je n’imaginais même pas. Bref.
A l’époque, – hormis quelques exceptions – les bureaux de presse me riaient au nez lorsque je les sollicitais pour de l’info ou des visuels, et les plateformes de blogs étaient relativement sommaires… Quant aux agences de buzz, elles étaient inexistantes.
Puis, un peu contrainte et forcée, j’ai finalement dû le fermer car je ne trouvais plus le temps de bien m’en occuper.

Lorsque j’ai lancé MO(TS)DE MODE, j’étais loin d’imaginer que j’allais faire de jolies rencontres, développer des projets de collaboration, échanger avec des passionnés… Pour vous dire, j’ignorais même que j’aimais autant écrire et parler de mode.
Depuis quelques mois, j’ai l’impression que ce qui est une passion voire un métier pour certaines d’entre nous, est devenu un phénomène de mode, un enjeu commercial et d’image.
La blogueuse est starifiée, séduite, séduisante. Et elle parle, elle dit des choses presque intéressantes. Quelquefois, elle a même un cerveau, Si si ! Je vous assure !

Alors dans la vraie vie, on entend des trucs hallucinants du genre
- Tiens, tu sais qui j’ai vu au Pause Café hier soir ? Machinette, ouais tu sais la blogueuse à la mode là, elle buvait une limonade… Tu te rends compte ?
ou alors :
- Mademoiselle Truc, j’ai le plaisir de vous faire parvenir ce communiqué de presse afin que vous puissiez parler de nous sur votre blog. Venir à nos conférences de presse ? Ah non je regrette, elles sont réservées aux journalistes uniquement. Mais ne vous inquiétez pas, je continuerai à vous envoyer nos communiqués.
ou bien aussi :
- Allo ? Mademoiselle Bidulette ? Oui bonjour, c’est Madame Z ! Je vous ai déja laissé quatre messages. C’etait pour savoir si vous souhaitiez venir à notre conférence sur le string et son influence sur la société de consommation.

Du coup, j’ai l’impression de me transformer en outil de promotion virale (l’expression n’est pas de moi, copyright Domino).

OUI quand je vous fais gagner des magazines Technikart Mademoiselle, je suis contente de le faire, car j’affectionne le contenu et l’équipe qui y travaille avec passion et engagement dans la mode.
OUI Sex and the City, c’est un film de filles, une grosse promo certes et vous faire découvrir la B.O, même avec Fergie dessus, cela me fait plaisir, car je partage mes centres d’intérêts avec vous.

NON, pour autant je ne veux pas devenir une plateforme promotionnelle qui vous recrache des codes promos et vous incite à acheter cette paire de tropéziennes parce “tu te rends pas compte, à 19 euros çe serait dommage si…”.
Ce qui ne m’empêche pas d’admirer Chanel et le Bon Marché, de vous parler de suédoiseries et autres craquages du genre, et de l’assumer. C’est d’ailleurs tout le paradoxe…
NON, je ne veux pas perdre mon libre arbitre, mon goût pour le décryptage et l’analyse, mes valeurs et mon éthique. Et quand par le passé, j’ai publié des articles publi rédactionnels, je me suis demandé si j’avais bien raison de le faire.

Je veux écrire. Sur les marques que j’aime, la mode que j’aime, les gens que j’aime. Continuer à travailler avec des agences qui respectent mon point de vue, me font découvrir des univers de marques, des projets passionnants, m’apportent un nouveau regard sur ce qui m’entoure, sur la mode et le reste.

Je ne suis pas la première à pousser ce cri du blog.
C’est comme une sorte d’accouchement de soi où une fois passée l’euphorie des premiers mois, on réalise combien l’enjeu d’une vitrine qui donne sur l’extérieur, une page qui parle et s’exprime avec ses mots et qui prescrit quoi porter comment et où l’acheter, est un atout pour faire parler, cautionner, faire adhérer.
Certaines d’entre nous ne sont pas dupes. Elles sont utilisées, elle en sont conscientes. A leur tour, elles usent du système. Win-Win.
Certaines d’entre nous font leur job. Celui pour lequel elles ont été formées. C’est leur métier. La notoriété ? Juste une forme de pouvoir éphémère qui va leur permettre d’aller plus loin, plus haut, sans se pervertir. Pas pour toutes.

Ce blog n’est pas qu’une passade. C’est une passion, un vrai travail, qui prend du temps. C’est un peu une seconde vie. Un exutoire. Non je n’en vis pas. J’adorerais. Mais pas à n’importe quel prix. Ce blog me permet d’être moi-même. Et c’est tout.

Je ne suis pas ce que l’on appelle une grande sportive. Je ne suis pas sportive. PAS DU TOUT.
Régulièrement – à peu près une fois par an – je cours au Bois de Vincennes pour éliminer un déjeuner de famille trop copieux. 25 minutes plus tard, alors que j’ai à peine commencé à éliminer, je me retrouve à faire la queue à la boulangerie du quartier. Les efforts, ça creuse.
Mon addiction au sport s’arrête généralement après le premier pain au chocolat.

Pourtant, j’ai toujours été attirée par les vêtements techniques. Enfin, techniques… Quand ils sont signés Stella Mc Cartney, Missy Elliot ou Y3. J’ai même lorgné pendant quelques années sur un bas de jogging à trois bandes noir et or. Puis j’ai eu envie de rose poudré. Puis de blanc. Mais je n’ai jamais cédé à la tentation du low style élastiqué à la taille. Le jogging ne passera pas par moi. C’est ce que j’avais dit.

En revanche, les hoodies ont toujours été un vrai péché mignon. Ils ont casualisé mon paletot l’an dernier, et apporté une espèce d’allure relax à des silhouettes rock et noires.
Porter un hoodie, ce n’était pas comment porter un bas de jogging, je n’avais pas l’impression de pervertir mon dressing, même les Vanessa et les Isabel s’y étaient mises (caution modesque).

Et puis je suis tombée sur la pièce que j’attendais sans le savoir : le Betty’s trouser.


Photo : l’atelier d’une fée

Et là, tous mes souvenirs me reviennent : mes salopettes reboulées, mes blousons trois bandes, mes sweats Carharrt, le concert de NTM au Zenith en 1995, ma première veste en jean, mes Patrick Ewing…
Ce Betty’s trouser c’est un peu un doux rêve de jeunesse remis au goût du jour. Joliment coupé, toucher so sweat, main dans les poches…
Il ne me reste plus qu’à remettre la main sur ma veste en jean du lycée…

Betty’s trouser, L’atelier d’une fée


photo : Louise Ebel

Les blogs de mode s’enrichissent jour après jour avec l’arrivée de nouveaux venus.

Là, c’est au tour de Louise, photographiée à Hyères et ailleurs, jolie fashionista parisienne, de passer du côté obscur de la blogosphère.
Avis de fashion addict, la mode elle en connait un bout, et j’ai hâte d’en découvrir un peu plus sur cette jolie personne…

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