Portrait de mode

Il n'y a pas qu'à Paris qu'on trouve des boutiques de créateurs !


Je vous l’ai déja dit: Facebook c’est magique ! J’y « rencontre » un grand nombre de personnes fort intéressantes de tous styles et de tous horizons, sans parler des amis du lycée, de mes anciens contacts de travail, etc…
En visitant Facebook en début de semaine, je suis tombée sur la page d’Emmanuelle.

Emmanuelle a lancé sa boutique à Bordeaux. Elle souhaitait apporter au paysage bordelais quelques touches de fraicheur et d’originalité…
Sa boutique, au coeur de la ville, attire les plus fashion addicts avec une sélection singulière de prêt-à-porter, d’accessoires et de bijoux de créateurs, pour la plupart peu connus : Muka, Les jolies choses, an+ka, Delphes, Estellon, Malababa… Pour l’essentiel, de jeunes créateurs qu’elle déniche sur les salons parisiens et étrangers.

Je lui ai posé quelques questions, et vous fais partager notre échange !

Bonjour Emmanuelle !
Pour commencer pourrais tu nous dire comment tu t’es décidée à lancer une boutique de jeunes créateurs ?

C’est une idée qui mûrissait depuis longtemps et tout d’un coup j’ai eu le déclic, la trentaine, l’opportunité, tout s’est goupillé en même temps. J’ai une formation linguistique et commerciale. Durant 7 ans j’ai bossé dans une entreprise paramédicale, et la dernière année j’étais chef des ventes national d’une filliale en pharmacie, je faisait du management des vendeurs sur toute la France, et je n’étais jamais chez moi, d’où cette décision.
J’ai été aidée au début par ma sister qui elle, a sa boite de graphisme depuis 8 ans sur Paris et est en relation avec le milieu de la mode.
Si tu veux aller voir son site : www.poulpe-design.com, Voilà pour la prise de décision.

Est ce toi qui tiens la boutique ?
Oui je tiens ma boutique toute seule. Elle est ouverte tous les jours sauf le dimanche et le lundi matin. Quand j’ai des salons ou des trucs incontournables, je me débrouille pour que ma petite nièce de 18 ans me remplace.

Comment as tu sélectionné les marques et les créateurs ?
Au début lors de soirées sur Paris. Ma soeur est graphiste, elle travaille avec Diesel, Puma… Pas mal de marques dans le prêt-à-porter et surtout, tous ses potes sont dans le milieu artistique ! Au départ il y a eu beaucoup de bouche à oreille, et puis tout va très vite dans ce milieu là.
Après j’ai tout de suite prix l’initiative de visiter le « Bread and Butter » à Barcelone (un salon international) canonissime pour les tendances : j’ai adoré ! Aujourd’hui, j’y vais deux fois par an pour les collections, (c’est un trésor pour les créateurs !) et bien sûr le who’s next à Paris deux fois par an et les Tuileries (ça je ne l’ai pas encore fait).

Je m’étais fixé un budget hors taxes minuscule quand j’y pense et je m’y suis tenue et après la saison d’après j’ai réinvesti ce que j’ai gagné.

Comment as tu choisi l’adresse de ton point de vente ?
J’habite dans la rue de ma boutique et je connaissais la minette qui était là avant, elle peignait sur porcelaine, j’aimais bien ce petit endroit. Je le trouvais chaleureux… Le loyer est minuscule, j’ai très peu de charges à payer, ce qui est important au début !
L’emplacement est très important : je suis à côté de l’hypercentre dans un quartier chic mais résidentiel, le centre est à 200m mais je ne suis pas dans le centre, ça fait la différence au début car sans le bouche à oreille, c’est plus dur de faire du chiffre ! Mais je suis a l’angle d’une rue hyper commercante.
L’emplacement est primordial : le problème c’est que les boutiques du centre sont
vraiment hors de prix !

Et enfin comment as tu réussi à convaincre ton banquier ?
J’ai monté un dossier avec mon étude, mon projet, mes ambitions et un dossier financier avec mon comptable (business plan, compte de résultat prévisionnel, investissement de départ…). Et j’ai surtout une culture d’entreprise : tous mes frères et soeurs ont une boite, beaucoup de mes amis également : ils m’ont aidé à monter mon dossier.
Mais j’empruntais peu, j’ai
donc eu la réponse positive une semaine après ! J’ai mis du temps à trouver le nom, j’ai tout déposé a l’INPI : logo, nom, couleur, tout est protégé ! C’est très important pour ton avenir !

Voilà, pour celles qui ont le projet d’ouvrir leur propre boutique, Emmanuelle démontre qu’avec beaucoup d’énergie et de motivation, et un gout prononcé pour la mode, tout est possible !

Si vous avez l’occasion de lui rendre visite…
Délits de luxe
2 rue du Professeur Demons, Bordeaux
05 56 52 07 54

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1 Comment

  • Reply jessica 11/11/2007 at 10:01

    c’est possible d’avoir son adresse e-mail pour lui parler?
    merci

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